Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2409379

vendredi 6 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2409379
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Requête de M. A contestant un arrêté du maire de Montagny autorisant la construction d’une piscine. Le tribunal administratif de Lyon rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le requérant n’a pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté par lequel le maire de Montagny aurait autorisé la construction d'une piscine, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux effectué le 7 août 2024.

Par un courrier du 19 septembre 2024, le greffe du tribunal a invité M. A à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, en produisant la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. "

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / (). "

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le courrier visé ci-dessus du 19 septembre 2024, dont il a accusé réception le 21 septembre suivant, le requérant n'a pas produit la décision attaquée ou justifié se trouver dans l'impossibilité de la produire. Par suite, sa requête, qui n'a pas été régularisée conformément aux exigences de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Lyon, le 6 décembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Jean-Pascal Chenevey

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier