mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2409734 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | PENIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2024, M. E F, retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry n°2, représenté par Me Penin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, avant-dire droit, la mise à disposition de son dossier par la préfecture ;
3°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel la préfète du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la préfète devra justifier de la délégation de signature de l'auteur de l'arrêté contesté ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire méconnaît les articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois méconnaît les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et présente un caractère disproportionné.
Des pièces, enregistrées le 30 septembre 2024, ont été produites par la préfète du Rhône.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Jeannot pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jeannot, magistrate désignée ;
- les observations de Me Penin, représentant M. F, qui conclut aux mêmes fins que la requête en soulevant les mêmes moyens ; s'agissant du moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté contesté, il précise que les articles 6 et 8 de l'arrêté préfectoral du 15 mai 2024 portant délégation de signature ne confèrent aucune délégation de signature à Mme D pour signer les décisions en litige ; il rappelle également que M. F est entré une première fois en France en 2017, puis qu'il s'est rendu en Allemagne et qu'il est ensuite revenu en France ; il ajoute que M. F souhaiterait repartir en Allemagne ;
- les observations de Mme B, représentant la préfète du Rhône, qui écarte l'ensemble des moyens soulevés et insiste sur les déclarations contradictoires du requérant concernant notamment ses dates d'entrée en France ; elle précise également qu'aucun élément d'ordre médical n'a été produit par M. F ;
- et les observations de M. F, requérant, assisté de Mme I, interprète en langue arabe, qui précise qu'il n'a jamais déclaré être entré en Allemagne sous couvert d'un visa et qu'il souhaite quitter la France pour rejoindre son fils en Allemagne.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant algérien né le 7 janvier 1992, est entré en France en 2023 selon ses déclarations. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel la préfète du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois.
Sur les conclusions présentées au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Compte tenu de l'urgence qui s'attache à la situation administrative de M. F, placé en centre de rétention administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur la demande de communication du dossier par l'administration :
3. Selon les termes de l'article L. 5 du code de justice administrative : " L'instruction des affaires est contradictoire. Les exigences de la contradiction sont adaptées à celles de l'urgence () ".
4. La préfète du Rhône ayant produit le 30 septembre 2024 les pièces relatives à la situation administrative de M. F, l'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner avant-dire droit la communication de l'entier dossier du requérant détenu par l'administration.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :
5. En premier lieu, par un arrêté du 15 mai 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du lendemain, la préfète du Rhône a donné, à l'article 1er, délégation de signature à Mme A C, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer d'une manière permanente les actes administratifs établis par sa direction dont relève l'application de la réglementation relative au séjour et à l'éloignement des étrangers, à l'exception des actes réglementaires, circulaires, instructions générales et correspondances destinées aux élus au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. L'article 2 de cet arrêté précise, qu'en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, délégation à l'effet de signer les actes visés à l'article 1er est donnée à Mme J H, attachée, cheffe du bureau de l'éloignement, lequel appartient à la direction des migrations et de l'intégration, et l'article 11 du même arrêté indique qu'en cas d'absence ou d'empêchement de Mme H, cette délégation est conférée à Mme G D, attachée, chargée de mission au bureau de l'éloignement. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C et Mme H n'auraient pas été absentes ou empêchées le 26 septembre 2024, date de signature de l'arrêté en litige. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'arrêté en litige mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles la préfète du Rhône s'est fondée pour édicter un tel arrêté. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être écarté.
7. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté attaqué que la préfète du Rhône aurait omis d'examiner de manière individualisée ou complète la situation de M. F, qui lui était alors soumise. En particulier, il ressort des pièces du dossier que l'autorité préfectorale a pris en considération les éléments invoqués par le requérant relatifs à son état de santé et à sa situation personnelle et familiale. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. F est entré pour la dernière fois sur le territoire français en 2023. S'il fait valoir qu'il est entré pour la première fois en France en 2017 et qu'il y est resté quelques années, il n'établit pas y avoir tissé des liens personnels d'une intensité particulière. Par ailleurs, il n'établit pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 25 ans et où résident ses parents et ses frères et sœurs. En outre, il fait lui-même valoir que son fils réside avec sa mère en Allemagne. Enfin, il est constant que M. F a été condamné à une peine de quatre mois d'emprisonnement le 22 juillet 2024 par le tribunal judiciaire de Lyon pour des faits de vol en réunion. Dans ces conditions, la décision par laquelle la préfète du Rhône a obligé M. F à quitter le territoire français n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de celui-ci au regard des buts en vue desquels elle a été prise.
En ce qui concerne la légalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
11. M. F soutient que la préfète du Rhône l'a privé à tort de délai de départ volontaire. Toutefois, il résulte des termes de la décision litigieuse, prise au visa des dispositions précitées de l'article L. 612-3 1° et 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que celle-ci a été motivée par les circonstances que M. F ne justifie pas être entré régulièrement en France, ni être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, que son comportement constitue une menace pour l'ordre public dès lors qu'il a été condamné par le tribunal judiciaire de Lyon le 22 juillet 2024 à une peine de quatre mois d'emprisonnement pour des faits de vol en réunion et que l'intéressé ne justifie pas d'un hébergement stable et établi sur le territoire national. Si le requérant fait valoir qu'il n'a fait l'objet que d'une seule condamnation pénale, les faits délictueux reprochés sont toutefois très récents. En outre, alors qu'il a déclaré lors de son audition du 30 août 2024 résider chez un ami dans le 4ème arrondissement de Lyon, sans plus de précisions et sans produire d'élément pour corroborer ses allégations, M. F n'établit pas disposer d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Par ailleurs, il ne fait état d'aucune circonstance particulière au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, la préfète du Rhône n'a pas fait une inexacte application des articles L. 612-2 et L. 612-3 précités en estimant que le comportement de M. F présente un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, alors même qu'il n'a fait l'objet que d'une seule condamnation pénale.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
13. M. F, qui n'a pas fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement, ne fait état d'aucune circonstance humanitaire justifiant qu'une interdiction de retour sur le territoire français ne soit pas prononcée. Par ailleurs, célibataire, il déclare être le père d'un enfant de quatre ans qui vit en Allemagne avec sa mère. Il n'établit toutefois pas contribuer à l'entretien ou à l'éducation de cet enfant. En outre, il ne justifie pas d'une insertion socio-professionnelle particulière et a fait l'objet d'une condamnation pénale par le tribunal judiciaire de Lyon le 22 juillet 2024 à une peine de quatre mois d'emprisonnement pour des faits de vol en réunion. Enfin, sa présence en France est très récente. Dans ces conditions, la préfète du Rhône n'a pas fait une inexacte application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en prononçant à l'encontre de M. F une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois, laquelle n'est pas disproportionnée, la durée maximale d'une telle mesure étant fixée à cinq ans.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : M. F est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. F est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E F et à la préfète du Rhône.
Copie en sera adressée à Me Penin et à l'association Forum Réfugiés.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La magistrate désignée,
F. Jeannot
La greffière
F. GaillardLa République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026