Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2409740

mercredi 2 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2409740
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B visant à suspendre la décision du 18 septembre 2024 du CROUS de Lyon lui ordonnant de libérer son logement. La requête est jugée irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une requête distincte en annulation contre cette même décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, aucun moyen sérieux n'est soulevé pour remettre en cause la légalité de la décision contestée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2024, Mme C B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 18 septembre 2024 par laquelle le directeur général du CROUS de Lyon l'a mise en demeure de libérer, dans un délai de quinze jours, le logement qu'elle occupe.

Elle soutient qu'elle risque d'être très prochainement expulsée de son logement, ce qui la placerait dans une situation très grave.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". L'article R. 522-1 du même code précise que : " () / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste () qu'elle est irrecevable () le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Si Mme B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 18 septembre 2024 par laquelle le directeur général du CROUS de Lyon l'a mise en demeure de libérer, dans un délai de quinze jours, le logement qu'elle occupe, elle joint une copie d'une requête dirigée contre un acte distinct, à savoir la décision du 29 mai 2024 de non-renouvellement de son droit à occuper un logement universitaire. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme B ait présenté une requête distincte tendant à l'annulation de la décision du 18 septembre 2024 en litige dans le présent recours. Par suite, et alors au surplus qu'il n'est fait état d'aucun moyen qui serait propre à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, il y lieu de rejeter comme manifestement irrecevable la requête, qui ne répond pas aux exigences de l'article R. 522-1 du code de justice administrative par application de l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Copie sera adressée au CROUS de Lyon.

Fait à Lyon, le 2 octobre 2024.

Le juge des référés,

T. A

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,