Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2410032

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2410032
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAISSAOUI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de la SASU Netprix qui demandait la suspension d’une ordonnance du juge des référés du tribunal judiciaire de Lyon et d’un arrêt de la cour d’appel de Lyon. Le juge a constaté qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de connaître d’une requête dirigée contre des décisions rendues par des juridictions de l’ordre judiciaire. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la demande a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, la SASU Netprix, représentée par Me Aissaoui, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l'ordonnance du 20 juin 2022 du juge des référés du tribunal judiciaire de Lyon ;

2°) de suspendre l'arrêt du 26 avril 2023 de la cour d'appel de Lyon.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'organisation judiciaire ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Rizzato, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " .

2. Il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître d'une requête dirigée contre une décision rendue par une juridiction de l'ordre judiciaire. Ainsi la requête de la société Netprix, qui tend à la suspension d'une ordonnance du juge des référés du tribunal judiciaire de Lyon et d'un arrêt de la cour d'appel de Lyon, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative et doit être rejetée pour ce motif.

3. Il résulte de ce qui précède que la présente requête doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Netprix est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Netprix.

Fait à Lyon le 10 octobre 2024.

La juge des référés,

Caroline Rizzato

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

N°241003