Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2410086

samedi 12 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2410086
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantIDERKOU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. G, ressortissant monténégrin, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge considérant que la décision était légalement justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 octobre 2024, M. C G, représenté par Me Iderkou, demande au tribunal :

1°) avant dire droit, que son dossier soit mis à disposition par la préfecture ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

3°) d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2024 par lequel la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros H.T. à verser à son conseil en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- la décision de placement en rétention méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est disproportionnée ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est disproportionnée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- la préfète a commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de qualification juridique des faits ;

- les décisions attaquées méconnaissent les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La requête a été communiquée, le 9 octobre 2024, à la préfète du Rhône qui n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Bardad en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bardad, première conseillère ;

- les observations de Me Iderkou, avocat de M. G, qui reprend les conclusions et moyens de la requête et précise que les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ; M. G réside en France depuis 22 ans ; qu'il s'occupe de sa femme qui est malade et de sa petite-fille ; la préfecture ne démontre pas que son épouse pourrait bénéficier d'un traitement médical dans son pays d'origine ; le comportement de M. G ne constitue pas une menace pour l'ordre public compte tenu de l'ancienneté des condamnations prononcées à son encontre ; l'autorité administrative n'a pas tenu compte de sa situation familiale en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ; la cellule familiale du requérant est en France et que la demande présentée au titre des frais du litige s'élève à 1 200 euros H.T. ;

- les observations de M. G, assisté de M. F, interprète en langue serbo-croate ;

- les observations de M. A, représentant la préfète du Rhône.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C G, ressortissant monténégrin né le 10 juin 1959, demande l'annulation l'arrêté du 7 octobre 2024 par lequel la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans.

Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. G au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. Le requérant ne peut utilement soutenir que la décision de placement en rétention méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant à l'appui de ses conclusions à fins d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour de deux ans.

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

4. En premier lieu, les décisions contestées mentionnent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles sont fondées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

5. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes des décisions en litige que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation du requérant. L'autorité administrative n'étant pas tenue de faire état de l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale du requérant. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ".

7. Si M. G entend soutenir que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il ressort des termes de la décision attaquée que l'obligation de quitter le territoire français a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 précité et non sur la menace à l'ordre public que le comportement du requérant serait susceptible de représenter. Par suite, ce moyen doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. M. G a présenté une demande d'asile, le 26 juillet 2002, qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 23 septembre 2002, puis par la Cour nationale du droit d'asile, le 17 juillet 2003. Il a sollicité le réexamen de sa demande d'asile le 29 mai 2007, sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 1er juin 2007. Le recours qu'il a exercé devant la Cour nationale du droit d'asile, à l'encontre de cette décision, a été jugé irrecevable par une ordonnance du 18 juillet 2007. M. G a sollicité une deuxième fois le réexamen de sa demande d'asile, le 29 novembre 2017. Sa demande a été jugée irrecevable par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 8 décembre 2017. Le requérant a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français les 19 mai 2014 et 1er aout 2019. Par ailleurs, l'épouse de l'intéressé, Mme E D, a fait l'objet d'un refus de délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade et d'une mesure d'éloignement confirmés par un jugement du tribunal administratif de Lyon, le 20 novembre 2020, et un arrêt de la cour administrative de Lyon, le 30 septembre 2021.

10. Si le requérant se prévaut d'un séjour en France depuis 2002, il n'apporte aucun élément probant à l'appui de ses allégations. Il ne justifie d'aucune intégration particulière en France et produit notamment un avis d'imposition au titre de l'année 2022 mentionnant qu'il est célibataire et ne perçoit aucun revenu. M. G n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine alors même que certains de ses enfants résideraient sur le territoire national. S'il invoque sa qualité de tiers de confiance à l'égard de sa petite-fille B G née le 1er avril 2015, il ressort des pièces du dossier et en particulier du jugement du juge des enfants du 17 juillet 2024, que le requérant est domicilié à l'Armée du Salut, que son épouse et leur petite-fille B vivent à trois dans une seule pièce et que l'enfant lui a été confiée en qualité de tiers de confiance pour une durée d'un an, soit jusqu'au 31 juillet 2025. Toutefois, le transfert des attributs de l'autorité parentale relatifs aux soins et à la scolarité étant transféré à M. G dans l'attente d'une décision du juge aux affaires familiales. Or, par un jugement du juge aux affaires familiales de Lyon du 5 septembre 2024, la demande de délégation de l'autorité parentale présentée par le requérant à l'égard de sa petite fille a été rejetée. Le juge aux affaires familiales a relevé que si l'enfant était accueillie par son grand-père, M. C G, les conditions d'accueil de l'enfant sont très défavorables : précarité du logement, absence de revenus, absence de titre de séjour, difficultés multiples pour assurer le suivi de l'enfant qui est en grande difficulté scolaire et que l'enquête sociale a conclu à la nécessité d'une assistance éducative renforcée. En outre, une information préoccupante a été rédigée en octobre 2023 sur les graves troubles de comportement de l'enfant et sur le risque qu'elle soit victime d'attouchements sexuels. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant, placé en rétention administrative, n'assurait pas l'accueil de sa petite-fille ni davantage sa grand-mère dès lors qu'elle ferait, selon ses allégations, l'objet d'une hospitalisation.

11. Par ailleurs, M. G est défavorablement connu des services de police pour des faits de vol simple d'accessoires sur véhicule immatriculé commis le 20 août 2023, des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé et de vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt commis le 15 mai 2022, des faits de recels commis le 5 octobre 2013, des faits de vol aggravé commis le 23 août 2013 et des faits de vols et recels en réunion en bande organisée commis le 26 janvier 2010. Les faits commis en 2023 et 2022 présentent ainsi un caractère récent. M. G a été écroué, selon les termes de la décision attaquée, le 10 mars 2014 et condamné à huit mois de prison pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance et que pendant sa détention, il a également été condamné à six mois de prison. Par ailleurs, s'il se prévaut également de l'état de santé de son épouse, il n'apporte aucun élément de nature à établir qu'elle ne pourrait pas recevoir des soins appropriés à son état de santé le pays d'origine des intéressés. Or, compte tenu de l'ensemble de ces éléments et des conditions du séjour en France de M. G, l'obligation de quitter le territoire français en litige n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation du requérant.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

13. Compte tenu notamment des conditions du séjour en France de M. G, de ce qui a été exposé aux points précédents, des motifs et du dispositif du jugement du juge aux affaires familiales de Lyon du 5 septembre 2024, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

14. En dernier lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour à l'encontre de la mesure d'éloignement en litige.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

15. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation () ".

16. M. G a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de quitter le territoire français lors de son audition par les services de police le 7 octobre 2024, il a fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement et ne présente pas de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il réside dans un hébergement d'urgence. Ces circonstances permettent à elles seules de justifier la décision par laquelle l'autorité administrative a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, c'est sans défaut d'examen ni erreur de droit ni erreur de qualification juridique des faits ni erreur manifeste d'appréciation que la préfète du Rhône a estimé qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français et refusé ainsi de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

17. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

18. M. G ne démontre aucune circonstance humanitaire de nature à faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour qui doit assortir en principe, en application des dispositions de l'article L. 612-6 précité, l'obligation faite à un ressortissant étranger de quitter le territoire français sans délai. Par ailleurs, la préfète du Rhône a pris en compte les quatre critères prévus par les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, compte tenu notamment du caractère répété des infractions commises par l'intéressé, l'autorité administrative était fondée à considérer que le comportement de M. G présente un risque pour l'ordre public. Par suite, et eu égard à ce qui a été dit aux points 9 à 11, la préfète du Rhône a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation ni d'erreur de droit, prononcer à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Pour les mêmes motifs, la durée de cette interdiction ne présente pas un caractère disproportionné.

19. En second lieu, les moyens tirés de ce que l'interdiction de retour porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. G méconnaissant ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés conformément aux motifs figurant aux points 9 à 11 du présent jugement.

20. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner la production du dossier du requérant, que les conclusions aux fins d'annulation de M. G doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : M. G est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. G est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C G et à la préfète du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2024.

La magistrate désignée,

N. Bardad

Le greffier,

T. Clément

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,