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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2410829

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2410829

mercredi 1 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2410829
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFRERY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus de renouvellement de son titre de séjour. L'ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que la requête ne présente plus de questions à juger. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 octobre 2024, Mme D..., représentée par Me Fréry, demande au tribunal :

d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

d’enjoindre, à titre principal, à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident ou carte de séjour pluriannuelle mention « vie privée et familiale » dans le délai d’un mois à compter de la notification de la décision à venir, et dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler ;

d’enjoindre, à titre subsidiaire, à la préfète de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d’un mois à compter de la notification de la décision à venir, et dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler ;

de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros hors taxes en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2025, Mme A... déclare maintenir ses conclusions tendant à l’application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 2 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…)  / 1 Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Mme A... doit être regardée, dans le dernier état de ses écritures, comme s’étant désistée des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros à verser à Me Fréry, avocate de Mme A..., sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour elle de renoncer au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A....

Article 2 : L’Etat versera à Me Fréry une somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 1er octobre 2025.

Le président de la 4ème chambre,

M. B...

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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