Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2411354

lundi 16 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2411354
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGOMA MACKOUNDI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par la préfète du Rhône. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve du dépôt de sa réclamation, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette l'intégralité des conclusions de Mme C.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 novembre 2024, Mme A C, épouse B, représentée par Me Goma Machoundi, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la préfète du Rhône a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre la préfète du Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge l'Etat, à verser à son conseil, la somme de 1 600 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un courrier du 21 novembre 2024, Mme C a été invitée à régulariser sa requête en adressant au tribunal la demande adressée à l'administration et tout document permettant d'établir la preuve de la réception de cette demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

- les autres pièces du dossier.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / () ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 21 novembre 2024, dont elle a accusé réception le 25 novembre 2024, Mme C n'a pas, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti, produit la demande adressée à l'administration et tout document permettant d'établir la preuve de la réception de cette demande. Par suite, la requête, qui n'a pas été régularisée conformément aux exigences de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, épouse B, et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 16 décembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Jean-Pascal Chenevey

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier