LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2411581

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2411581

lundi 25 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2411581
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantLEBEAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2024 au greffe du tribunal administratif de Clermont-Ferrand et transmise par une ordonnance de sa présidente du 22 novembre 2024 au tribunal administratif de Lyon, et un mémoire, enregistré le 23 novembre 2024, M. B... E... C..., représenté par Me Lebeaux, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler les décisions du 19 novembre 2024 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l’a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination en cas de renvoi et l’a interdit de circulation sur le territoire national avant l’écoulement d’une période de trois ans ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros au titre de l’article 37 de la loi du 1à juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
Sur l’ensemble des décisions :
- ces décisions sont entachées d’incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées, révélant en cela un défaut d’examen de sa situation particulière ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
- cette décision méconnaît son droit à une vie privée et familiale normale tel que protégé par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- le caractère d’urgence exigé par l’article L. 251-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’est pas justifié ;
Sur la décision l’interdisant de circulation sur le territoire français :
- cette décision est illégale du fait de l’illégalité de la mesure d’éloignement ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à la libre circulation.

Des pièces ont été enregistrées pour le préfet du Puy-de-Dôme les 22 et 25 novembre 2024 et ont été communiquées.

La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l’article L. 614-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile à M. Gilbertas.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendu, au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Gilbertas, magistrat désigné,
- les observations de Me Lebeaux, pour M. E... C..., qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens ;
- les remarques de M. E... C..., requérant,
- et les observations de Me Iririra Nganga, pour le préfet du Puy-de-Dôme, qui conclut au rejet de la requête, les moyens soulevés n’étant pas fondés.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B... E... C..., ressortissant portugais né le 27 septembre 1966, demande au tribunal l’annulation des décisions du 19 novembre 2024 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l’a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination en cas de renvoi et l’a interdit de circulation sur le territoire national avant l’écoulement d’une période de trois ans.

Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

2. En raison de l’urgence résultant de l’application des dispositions de l’article L. 614-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il y a lieu de faire droit à la demande de M. E... C... tendant à son admission provisoire à l’aide juridictionnelle, sur le fondement du premier alinéa de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

En ce qui concerne l’ensemble des décisions :

3. D’une part, les décisions attaquées sont signées par Mme D... A..., cheffe du service de l’immigration et de l’intégration de la préfecture du Puy-de-Dôme, investie à cet effet d’une délégation de signature du 30 mai 2024, régulièrement publiée le même jour, en cas d’absence ou d’empêchement de la directrice de la citoyenneté et du l’immigration, absence ou empêchement non remis en cause par le requérant. Dans ces conditions, le moyen tiré de l’incompétence entachant les décisions attaquées doit être écarté.

4. D’autre part, l’arrêté attaqué vise les dispositions et stipulations dont il fait application et relève les éléments biographiques du requérant disponibles à l’administration pertinents pour cette application. Si M. E... C... conteste l’appréciation portée par l’autorité compétente sur la consistance de ses liens avec la France et avec son pays d’origine, ou la menace pour l’ordre public que représente sa présence en France, de tels griefs relèvent du bienfondé des décisions attaquées et non de leur motivation. Il ne résulte ainsi ni de cette motivation, suffisante en l’espèce, ni des autres pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme aurait édicté l’arrêté en litige à l’issue d’un examen incomplet de la situation personnelle du requérant. Les moyens afférents doivent ainsi être écartés.

En ce qui concerne l’obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, aux termes de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu’elle constate les situations suivantes : (…) / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l’ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l’encontre d’un intérêt fondamental de la société ; (…) ».

6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des mentions de la décision attaquée et des pièces versées en défense, que M. E... C... a été condamné par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à une peine délictuelle de douze mois de prison avec sursis probatoire intégral de deux ans pour des faits de menace de mort et violences sur conjoint ainsi que de consommation de stupéfiants. Le juge d’application des peines du même tribunal a révoqué ce sursis à hauteur de six mois le 16 septembre 2024. Il apparaît également que M. C... a été personnellement mis en cause à une dizaine d’occasions entre les années 2015 et 2024 pour une variété de faits répréhensibles dont, notamment, violences et harcèlement sur conjoint, violences en réunion et en état d’ivresse, vol, destruction de biens, délit de fuite après accident. Aucune de ces mises en cause n’est contesté par M. E... C.... Compte tenu du caractère récent des faits ayant donné lieu à condamnation pénale, de leur gravité et du caractère répété des mises en causes de même nature sur une période de près de dix ans, ainsi que de la variété, de la répétition et de la gravité des autres faits reprochés et impliquant personnellement le requérant, c’est sans erreur d’appréciation que le préfet du Puy-de-Dôme a pu estimer que la présence de M. E... C... en France constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour justifier de l’application des dispositions précitées.

7. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 233-1 de ce code : « Les citoyens de l’Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s’ils satisfont à l’une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d’assistance sociale, ainsi que d’une assurance maladie ; / 3° Ils sont inscrits dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantissent disposer d’une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour eux et pour leurs conjoints ou descendants directs à charge qui les accompagnent ou les rejoignent, afin de ne pas devenir une charge pour le système d’assistance sociale ; / 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l’Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; / 5° Ils sont le conjoint ou le descendant direct à charge accompagnant ou rejoignant un citoyen de l’Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées au 3° ». Selon l’article L. 251-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Ne peuvent faire l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l’article L. 251-1 les citoyens de l’Union européenne ainsi que les membres de leur famille qui bénéficient du droit au séjour permanent prévu par l’article L. 234-1 ». Selon l’article L. 234-1 du même code : « Les citoyens de l’Union européenne mentionnés à l’article L. 233-1 qui ont résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes acquièrent un droit au séjour permanent sur l’ensemble du territoire français. / Les ressortissants de pays tiers, membres de famille, acquièrent également un droit au séjour permanent sur l’ensemble du territoire français à condition qu’ils aient résidé en France de manière légale et ininterrompue pendant les cinq années précédentes avec le citoyen de l’Union européenne mentionné au premier alinéa. Une carte de séjour d’une durée de validité de dix ans renouvelable de plein droit leur est délivrée ».

8. M. E... C... soutient vivre en France depuis 55 ans, avoir effectué sa scolarité dans ce pays, avoir exercé des emplois de chauffeur-livreur, notamment pour différents ministères, dont celui des armées. Toutefois, en l’absence de production de tout élément de nature à établir de telles allégations ou de nature à établir le caractère régulier de son séjour en France, il ne peut être regardé comme disposant d’un droit permanent au séjour le protégeant, en vertu de l’article L. 251-2 précité, de l’édiction de la mesure d’éloignement prononcée à son encontre.

9. En dernier lieu, au terme de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ».

10. Si M. E... C... fait valoir son arrivée en France à l’âge de trois ans, son entière scolarité, l’exercice d’emplois de chauffeur livreur ainsi que la présence de sa mère et de ses deux enfants dans ce pays, il ne produit aucun élément permettant d’établir la durée et la réalité d’un tel séjour en France, la consistance des liens ainsi revendiqués devant par ailleurs être évalués à l’aune de la menace pour l’ordre public constituée par sa présence en France, ainsi que caractérisée au point 6 du présent jugement. De même, et s’agissant de ses liens familiaux, il ne produit aucun élément à même de caractériser leur consistance, l’intéressé déclarant par ailleurs ne plus avoir de contact avec sa fille mineure depuis plus de huit années. En l’absence de tout élément étayant, même indirectement, la présence du requérant sur le territoire national avant l’année 2015, date de sa première mise en cause pour des faits répréhensibles, les seules déclarations de M. E... C... ainsi que sa maîtrise parfaite de la langue française ne permettent pas de faire regarder un tel séjour, d’une durée particulièrement longue, comme établi. Dans ces conditions, la décision en litige ne peut être regardée comme portant aux liens ainsi caractérisés avec la France une atteinte disproportionnée au regard de ses objectifs, en méconnaissance des stipulations précitées, ni caractériser une erreur manifeste d’appréciation entachant son édiction au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle. Les moyens afférents doivent ainsi être écartés.

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

11. Aux termes de l’article L. 251-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l’obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d’un délai de départ volontaire d’un mois à compter de la notification de la décision. / L’autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu’en cas d’urgence et ne peut l’allonger qu’à titre exceptionnel ».

12. La décision attaquée mentionne les dispositions précitées. Après avoir exposé les faits reprochés à M. E... C..., elle détaille les éléments relatifs à la situation privée et familiale dont il a fait état et conclut que son éloignement revêtait un caractère d’urgence. Dans ces conditions, eu égard à la gravité et au caractère récent et répété des faits qui lui sont reprochés ainsi qu’à la consistance des liens privés et familiaux dont il se prévaut sans les établir en France, M. E... C... n’est pas fondé à soutenir que la décision en litige ne justifierait pas de l’urgence exigée par les dispositions précitées. Le moyen afférent doit ainsi être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :

13. D’une part, l’illégalité de la mesure d’éloignement visant M. E... C... n’étant pas établie, celui-ci ne saurait exciper d’une telle illégalité à l’encontre de la décision attaquée.

14. D’autre part, aux termes de l’article L. 251-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l’article L. 251-1 d’une interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée maximale de trois ans ».

15. Pour interdire de circulation sur le territoire français M. E... C..., le préfet du Puy-de-Dôme, au visa des dispositions précitées, a relevé que l’intéressé n’établissait pas, ainsi qu’il a été dit précédemment, disposer de liens durables et stables en France, au regard notamment de ses déclarations s’agissant des membres de sa famille présents dans ce pays et de la rémanence de liens avec le Portugal. Ainsi, et compte tenu de la menace pour l’ordre public constituée par sa présence en France ainsi qu’analysée au point 6 du présent jugement, c’est sans atteinte disproportionnée à de tels liens ou à son droit à une libre circulation sur le territoire de l’Union européenne que le préfet du Puy-de-Dôme a retenu le quantum de trois ans pour l’interdiction de circulation en litige. Les moyens afférents doivent ainsi être écartés.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des frais du litige.








D E C I D E :




Article 1er : M. E... C... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus de conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... E... C..., à Me Lebeaux et au préfet du Puy-de-Dôme.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2024.





Le magistrat désigné,





M. Gilbertas




La greffière,





A. Senoussi

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour exécution conforme,
Un greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions