Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2411785

vendredi 31 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2411785
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGILLIOEN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 31 janvier 2025, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte de 50 euros par jour prononcée le 13 décembre 2024 à l'encontre de la préfète du Rhône. Cette décision fait suite à l'octroi, le 30 décembre 2024, d'une carte de séjour temporaire à Mme B, ce qui constitue une exécution complète de l'injonction initiale de réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le non-lieu à statuer sur la liquidation de l'astreinte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2411785 du 13 décembre 2024, le juge des référés a enjoint à la préfète du Rhône réexaminer la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A B née C en prenant une décision explicite dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette ordonnance, en prononçant une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Par un courrier du 31 décembre 2024, la préfète du Rhône a informé le tribunal qu'elle a accordé à Mme B, le 30 décembre 2024, une carte de séjour temporaire valable du 31 décembre 2024 au 30 décembre 2025 et qu'elle bénéficie, dans l'attente de la confection de ce titre, d'une attestation de décision favorable. Dès lors, la préfète du Rhône doit être regardée comme ayant entièrement exécuté l'ordonnance du 13 décembre 2024. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il n'y a, dès lors, pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte ordonnée par l'ordonnance du 13 décembre 2024.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète du Rhône par l'ordonnance du 13 décembre 2024.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B née C et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 31 janvier 2025.

La juge des référés,

C. Rizzato

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,