Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2412045

vendredi 6 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2412045
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMEGAM

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir la délivrance de sa carte de résident ou d'une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré l'attestation sollicitée, conduisant M. B à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 6 décembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans tenir d'audience, et a constaté que la requête était devenue sans objet. Aucune condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2024, M. A B, représenté par Me Megam, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner à la préfète du Rhône de le convoquer et de lui délivrer sa carte de résident ou à défaut une attestation de prolongation de sa demande d'instruction, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2024, la préfète du Rhône conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en faisant valoir qu'elle a délivré au requérant une attestation de prolongation d'instruction.

Par un mémoire, enregistré le 6 décembre 2024, M. B déclare se désister de l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure ait été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

2. Par un mémoire enregistré le 6 décembre 2024, M. B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu d'en donner acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions des conclusions de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 6 décembre 2024,

Le juge des référés,

T. Besse

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier