LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2412049

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2412049

lundi 3 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2412049
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL BLT DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2406783 du 3 octobre 2024, le juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la société One System dans un délai de dix jours passé la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 100 euros par jour de retard :

- de transmettre à la communauté de communes de la Côtière le login et mot de passe lui permettant d'accéder et de gérer de manière autonome la console Office 365 relative à ses contrats, le cas échéant en mettant en place, à ses frais, une solution provisoire permettant à la collectivité de disposer d'une gestion autonome et sécurisée des services existant et de ses données ;

- de communiquer à la collectivité requérante les modalités de désinstallation de l'antivirus Kaspersky sur l'ensemble des postes de la collectivité, ces modalités devant nécessairement associer la collectivité et la société responsable de l'infogérance et permettre à la collectivité de maintenir l'intégrité de ses services et données, ainsi qu'une date envisageable pour cette opération, qui devra avoir lieu avant le 20 octobre 2024.

Par un mémoire et des pièces, enregistrés les 4 novembre et 6 décembre 2024, la communauté de communes de la Côtière à Montluel, représentée par Me Lalanne, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner à la société One System d'exécuter sans délai l'ordonnance du 3 octobre 2024 et d'assortir cette injonction d'une astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ;

2°) de liquider l'astreinte fixée dans l'ordonnance du 3 octobre 2024 ;

3°) de mettre à la charge de la société One System la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la société n'a pas exécuté l'ordonnance du 3 octobre 2024 en ce qui concerne la gestion de la console office 365 ; la solution déployée par la société One System ne lui permet pas de gérer la politique de sécurité, les sauvegardes, les interconnexions avec d'autres logiciels, la gestion des utilisateurs, de leurs droits, des espaces collaboratifs, de la gestion de l'antispam ;

- l'astreinte ordonnée par l'ordonnance du 3 octobre 2024 doit être liquidée à compter du 13 octobre 2024.

Le mémoire a été communiqué à la société One System qui n'a pas produit d'observations.

Par une ordonnance du 6 décembre 2024, la présidente du tribunal administratif de Lyon a, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, ouvert une procédure juridictionnelle tendant à ce que soit assurée l'exécution de cette ordonnance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par une ordonnance du 3 octobre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Lyon a notamment enjoint à la société One System de transmettre à la communauté de communes de la Côtière le login et mot de passe lui permettant d'accéder et de gérer de manière autonome la console Office 365 relative à ses contrats, le cas échéant en mettant en place, à ses frais, une solution provisoire permettant à la collectivité de disposer d'une gestion autonome et sécurisée des services existant et de ses données. Par une ordonnance du 6 décembre 2024, la présidente du tribunal administratif de Lyon a, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, ouvert une procédure juridictionnelle tendant à ce que soit assurée l'exécution de cette ordonnance.

Sur la demande d'exécution :

2. La communauté de communes de la Côtière à Montluel soutient que l'ordonnance du 3 octobre 2024 du juge des référés n'a pas été exécutée dans le délai de dix jours qui était imparti à la société One System, et que la solution déployée par la société One System ne lui permet pas de gérer la politique de sécurité, les sauvegardes, les interconnexions avec d'autres logiciels, la gestion des utilisateurs, de leurs droits, des espaces collaboratifs, de la gestion de l'antispam. Toutefois, d'une part, alors qu'il résulte de l'instruction et notamment des captures d'écran produites que la communauté a accès au portail MyOs-Customer et à la gestion du contrat Ix365 by Microsoft, qui a au demeurant été résilié à compter du 1er juillet 2024, la seule production d'une capture d'écran indiquant que " Votre AD est locale ce qui ne nous permet pas d'automatiser la création d'un nouvel utilisateur sur Microsoft Azure. La prestation doit être faite par One System ", ne permet pas d'établir que l'ordonnance du 3 octobre 2024 n'aurait pas été exécutée. En particulier, il résulte des courriers électroniques produits par la communauté de communes, et notamment du mail de la société FMI du 27 novembre 2024, société d'infogérance qui a remplacé la société One System, que celle-ci a été en mesure de créer " un compte AD " pour la communauté de communes, la société One System précisant en outre par un mail du 3 décembre 2024 et en réponse à la demande de la société FMI, que " vous pouvez souscrire cette licence en complète autonomie via notre portail MyOS-Customer ". Dans ces conditions, et en l'absence d'éléments complémentaires suffisamment précis fournis par la communauté de communes, sa demande tendant à l'exécution de l'ordonnance n°2406783 du 3 octobre 2024 ne peut qu'être rejetée.

Sur la liquidation provisoire de l'astreinte :

3. Aux termes de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif ". Aux termes de l'article L. 911-7 dudit code : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".

4. Eu égard à ce qui a été dit au point 2 de la présente ordonnance, il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée par l'ordonnance n°2406783 du 3 octobre 2024.

Sur les conclusions au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par la communauté de communes de la Côtière à Montluel au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er: La requête de la communauté de communes de la Côtière à Montluel est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes de la Côtière à Montluel et à la société One System.

Fait à Lyon, le 3 février 2025.

Le juge des référés,

C. Bertolo

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions