Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2412960
mardi 24 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2412960 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 décembre 2024, Mme A B demande au juge des référés du tribunal administratif de Lyon, en application des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) dans l'attente de l'instruction des différentes requêtes déposées sur le fond auprès du tribunal judiciaire de Lyon, de percevoir directement sur son compte le montant de la prestation de compensation du handicap " aide humaine " et de la prestation de compensation du handicap " parentalité ", qui lui sont dues depuis la prise en charge de mon dossier à la MDPH de la métropole le 28 septembre 2024, et jusqu'à la fin des droits indiqués sur les notifications ;
2°) de percevoir une indemnité de 100 euros par jour de retard depuis l'arrêt du versement de ces prestations, à savoir le 28 septembre 2024, et jusqu'à ce que sa situation soit régularisée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Selon l'article L. 522-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : () 2° Des litiges relevant de l'admission à l'aide sociale mentionnés à l'article L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles () ". Aux termes de l'article L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles : " Le juge judiciaire connaît des litiges : () 4° Relatifs à la prestation de compensation accordée aux personnes handicapées mentionnée à l'article L. 245-2 (). ". Aux termes de l'article L. 245-2 de ce code : " La prestation de compensation est accordée par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 et servie par le département où le demandeur a son domicile de secours ou, à défaut, où il réside, dans des conditions identiques sur l'ensemble du territoire national. () Les décisions relatives à l'attribution de la prestation par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 peuvent faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente pour connaître du contentieux mentionné à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. ".
3. En vertu des dispositions précitées de l'article L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles, le juge judiciaire est compétent pour connaître des litiges relatifs à l'admission à l'aide sociale en ce qui concerne la prestation de compensation accordée aux personnes handicapées mentionnée à l'article L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles, et, par voie de conséquence, des litiges relatifs aux modalités et conditions de versement de la prestation de compensation du handicap. Ainsi, les conclusions de la requête en référé de Mme B, qui concernent un litige avec la métropole de Lyon portant sur les versements de prestations de compensation du handicap auxquelles elle estime avoir droit, ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative mais de la compétence du juge judiciaire. Par suite les conclusions de la requête en référé de Mme B doivent être rejetés comme portées devant un ordre de juridictions incompétent pour en connaître, par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête en référé de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Lyon, le 24 décembre 2024.
Le juge des référés,
Juan Segado
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
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