Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2413022

jeudi 2 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2413022
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Suspension de permis de conduire – Tribunal administratif de Lyon – Irrecevabilité de la requête – Absence de recours pour excès de pouvoir. Le tribunal rejette la demande de M. B, qui sollicitait un aménagement gracieux des modalités d’exécution d’une décision de suspension de son permis de conduire, au motif que de telles conclusions ne relèvent pas du juge de l’excès de pouvoir. La requête est manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 décembre 2024, M. A B demande au tribunal d'aménager les modalités d'exécution de la décision portant suspension de la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois.

Vu les pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".

2. Si M. B saisit le tribunal d'une décision faisant suite à la commission d'une infraction routière le 29 novembre 2024 et portant suspension de la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois, qu'il ne produit d'ailleurs pas et dont il ne précise ni la date ni l'auteur, sa requête ne tend pas à l'annulation de cette décision pour des motifs tirés de son illégalité mais au seul aménagement par le juge, dans une perspective gracieuse, des modalités de son exécution au regard des contraintes d'ordre professionnel et familial que le requérant fait valoir. Alors que de telles conclusions ne sont pas au nombre de celles dont le juge de l'excès de pouvoir peut connaître, la requête de M. B n'est pas recevable et doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lyon, le 2 janvier 2025.

Le président de la 3ème chambre,

A. Gille

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier