Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2413059
vendredi 27 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2413059 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 décembre 2024, M. A C demande au juge des référés en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner toutes mesures utiles afin d'enjoindre la préfète du Rhône à lui délivrer sans délai son permis de conduire ;
2°) de prononcer une décision provisoire dans l'attente d'une décision au fond, afin de limiter les conséquences préjudiciables de cette situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
3. Il résulte de l'instruction que M. C a obtenu son permis de conduire catégorie B le 10 août 2023 et s'est ainsi vu délivrer le certificat d'examen du permis de conduire correspondant, tenant lieu de permis de conduire pendant un certain délai dans l'attente de la remise de son permis de conduire définitif. Le requérant fait part de difficultés à obtenir son permis de conduire définitif en faisant valoir l'absence de réponse et de transmission de son permis définitif en dépit de sa demande effectuée à la préfecture par courrier le 15 octobre 2024, de ses nombreuses relances téléphoniques auprès de l'ANTS, et de l'envoi de deux courriers électronique via le défenseur des droits, et fait état des conséquences sur sa situation personnelle et professionnelle de l'absence de délivrance de ce permis. Toutefois, le requérant ne produit à l'appui de cette demande en référé aucun élément justifiant des démarches réalisées auprès de l'administration aux fins d'obtenir ce permis de conduire définitif, notamment sa demande de production de son titre qui est en principe réalisée sur son compte de l'ANTS suite à sa réussite aux examens et les relances effectuées auprès de l'ANTS et la préfecture, et il n'établit pas ainsi en l'espèce une impossibilité à se voir délivrer, du fait de l'administration, son permis de conduire définitif. Par suite, et en l'état de l'instruction et des éléments ainsi communiqués, il n'apparaît pas que la mesure sollicitée par le requérant présente le caractère d'utilité prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 27 décembre 2024.
Le juge des référés,
Juan B
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
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