vendredi 17 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2500104 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | IMBERT MINNI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2025, M. C B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 3 janvier 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Il soutient qu'il ignorait qu'il lui appartenait de demander l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 janvier 2025, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen soulevé par le requérant n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Boulay, première conseillère.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 17 janvier 2025, Mme Boulay a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Imbert Minni, avocat de M. B A, qui a indiqué que l'office français de l'asile et de l'immigration (OFII) n'a pas pris en compte la vulnérabilité de M. B A, hébergé à titre précaire par son oncle et dépourvu de ressources financières et fait observer que l'OFII n'est pas en situation de compétence liée en cas de dépassement du délai de 90 jours ;
- les observations de M. B A, requérant, assisté de Mme D interprète ; il a indiqué qu'il était hébergé par son oncle dont le logement est toutefois inadapté pour l'accueillir et qu'il a un enfant de onze mois qui réside chez sa compagne et qu'il accueille le week-end ;
- l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant comorien né le 28 décembre 1990, est entré irrégulièrement en France le 16 mars 2022, selon ses déclarations. Le 3 janvier 2025, M. B A a présenté une demande d'asile et il a été mis en possession d'une attestation de demande d'asile en procédure accélérée. Par une décision du même jour dont M. B A demande l'annulation, le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
2. Aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / () / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27; / () / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ". Aux termes du 3° de l'article L. 531-27 du même code : " Sans motif légitime, le demandeur qui est entré irrégulièrement en France ou s'y est maintenu irrégulièrement n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France ".
3. Les conditions matérielles d'accueil ont été refusées à M. B A au motif qu'il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, ce qu'il ne conteste pas. Il est indiqué dans la fiche d'évaluation de vulnérabilité du 3 janvier 2025, qu'il a signé, qu'il est hébergé à titre précaire chez son oncle et n'a fait état d'aucun autre élément. Pour soutenir que les conditions matérielles d'accueil auraient dû lui être accordées compte tenu de sa vulnérabilité, M. B A indique être hébergé par son oncle mais que le domicile est exigu et ne lui permet pas d'accueillir son enfant de 11 mois, lequel réside chez sa mère tandis que le requérant l'accueille le week-end, ce qu'il n'avait pas porté à la connaissance de l'administration. Toutefois, il ne ressort pas de ces seuls éléments, qui ne sont pas assortis de justificatifs, que l'Office français de l'immigration et de l'intégration aurait commis une erreur d'appréciation ou entaché sa décision d'un défaut d'examen en ne lui accordant pas les conditions matérielles d'accueil.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B A tendant à l'annulation de la décision du 3 janvier 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B A et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 janvier 2025.
La magistrate désignée,
P. Boulay
La greffière,
S. Lecas
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026