lundi 3 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2500289 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL BLT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 janvier 2025, la communauté de communes de la Côtière à Montluel (3CM), représentée par Me Lalanne, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la société One System, dans un délai de huit jours à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de lui communiquer de manière sécurisée les données suivantes, adossés aux marchés publics résiliés :
- mot de passe administrateur ou équivalent de la console de gestion du nom de domaine relatif au contrat iNDD by OVH ;
2°) de mettre à la charge de la société One System la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'elle se heurte à un refus de la société One system de transmettre les identifiants de gestion, que cette situation préjudicie gravement à la continuité du service public et que la société One System n'a pas répondu à la mise en demeure qui lui a été envoyée le 4 novembre 2024 ;
- les mesures demandés sont utiles et doivent permettre à la société FMI, responsable de l'infogérance, d'accéder au service de gestion du nom de domaine ;
- ces mots de passe administrateurs sont dus par la société One System en vertu de son obligation contractuelle et auraient dû être transmis par cette société ; ce mot de passe est dû par la société One system en vertu de son obligation contractuelle, quand bien même celui-ci n'aurait pas été résilié.
Vu :
- le code de justice administrative ;
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Saisi sur le fondement de cet article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par les dispositions de l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
2. D'autre part, aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
3. La communauté de communes de la Côtière à Montluel (3CM) demande au juge des référés d'enjoindre à la société One system de lui communiquer le mot de passe administrateur ou équivalent de la console de gestion du nom de domaine relatif au contrat iNDD by OVH. Toutefois, et contrairement à ce qu'elle soutient, il ne résulte pas de l'instruction que le contrat qu'elle aurait conclu avec la société One System pour la gestion de son nom de domaine aurait fait l'objet d'une résiliation par courrier du 15 mai 2024. En outre, si la collectivité soutient que " ce mot de passe est dû par la société One system en vertu de son obligation contractuelle, quand bien même celui-ci n'aurait pas été résilié ", elle n'a pas produit le contrat en cause et ne justifie par aucune pièce ni argumentation juridique ou factuelle que la société One System serait tenue de lui communiquer ce mot de passe, alors qu'il résulte en outre de l'instruction, et notamment de l'ordonnance du 3 octobre 2024 du juge des référés du tribunal, que ce contrat est infogéré dans le cadre d'une plate-forme mutualisée. Enfin, alors qu'elle a confié la gestion de ce service à la société One System, la seule mise en demeure du 4 novembre 2024 produite par la communauté ne saurait permettre de considérer que la communauté a tenté de régler le litige dans le cadre de sa relation contractuelle avec la société One System, alors que celle-ci a indiqué dans son courrier électronique du 27 octobre 2023 adressé à M. A qu'elle était en mesure de transmettre le login et le mot de passe administrateur du domaine, sous réserve du paiement de cette prestation. Par suite, la demande de la communauté de communes de la Côtière à Montluel se heurte à une contestation sérieuse.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la communauté de communes de la Côtière à Montluel doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la communauté de communes de la Côtière à Montluel est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes de la Côtière à Montluel.
Fait à Lyon, le 3 février 2025.
Le juge des référés,
C. Bertolo
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026