mercredi 12 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2500819 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2025, M. C A A demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône de statuer sur sa demande de titre de séjour dans un délai raisonnable.
Il soutient qu'il a déposé le 25 mai 2022 une première demande de titre de séjour sur l'interface " Démarches simplifiées ", sans qu'aucune suite n'ait été donnée à cette demande, malgré plusieurs relances de sa part ; il soutient qu'étant père de trois enfants mineurs résidant en France, cette situation porte une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales et à son droit à une vie privée et familiale normale.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. L'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions précitées est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Il appartient ainsi au requérant de justifier dans tous les cas de l'urgence, laquelle ne saurait être regardée comme remplie en l'absence d'éléments concrets, propres à chaque espèce, de nature à établir l'urgence des mesures sollicitées dans le cadre de cette procédure particulière de référé qui implique l'intervention du juge dans des délais particulièrement brefs.
3. A supposer que M. A, dont les écritures restent confuses, ait entendu saisir le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il ne formule aucune conclusion précise, de sorte que sa requête est, à cet égard, irrecevable.
4. En outre, le requérant ne produit aucun élément à l'appui de ses indications, d'ailleurs très succinctes, sur sa situation personnelle et familiale et ne caractérise pas l'existence d'une situation d'urgence particulière justifiant l'intervention du juge des référés dans les conditions spécifiques de l'article L. 521-2 du code de justice administrative sur le fondement duquel M. A a présenté sa requête.
5. Il résulte de ce qui précède, et sans que cela fasse obstacle à ce que l'intéressé présente une nouvelle requête en exposant de manière plus précise sa situation et sa demande, que la requête de M. A doit être rejetée, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A A et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 12 février 2025.
Le juge des référés,
T. Besse
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
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