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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2501874

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2501874

vendredi 21 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2501874
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B C pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré le document demandé, valable jusqu'au 17 mai 2025, rendant sans objet cette demande principale. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. Les conclusions supplémentaires de M. C, tendant à un traitement urgent de son dossier, ont été rejetées comme irrecevables et non justifiées par une urgence, compte tenu de la validité de l'attestation obtenue.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 février 2025, M. B C demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction.

La préfète du Rhône a produit une pièce, le 18 février 2025.

Par un mémoire enregistré le 18 février 2025 et non communiqué, M. C demande que sa demande de titre de séjour soit traitée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

2. Il résulte de l'instruction qu'en cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré à M. C une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 mai 2025. Par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète de délivrer ce document ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Si M. C a ensuite demandé que son dossier soit traité en urgence, il ne justifie en tout état de cause pas se trouver dans une situation d'urgence, étant désormais titulaire d'une attestation de prolongation d'instruction en cours de validité, de sorte que ces conclusions, au demeurant insuffisamment précises et par suite irrecevables, ne peuvent qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à M. C une attestation de prolongation d'instruction.

Article 2 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 21 février 2025.

Le juge des référés,

T. A

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

Un greffier,

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