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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2503689

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2503689

mercredi 11 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2503689
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette, par ordonnance, la requête de M. B... A... qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que le requérant, en se bornant à exposer sa situation personnelle et à solliciter une clémence pour régulariser sa situation, ne formule aucune conclusion relevant de l'office du juge administratif. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge ne pouvant se substituer à l'administration.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 mars 2025 et des pièces complémentaires enregistrées le 15 juillet 2025, M. C... B... A... conteste l’arrêté du 14 mars 2025 par lequel le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d’être éloigné d’office.

Il soutient que la clémence du tribunal lui permettra de poursuivre ses démarches administratives, de se constituer une vie privée et familiale, de ne plus commettre de troubles à l’ordre public, de s’engager dans l’armée et souhaite être contacté par le tribunal administratif de Lyon.

La requête a été communiquée au préfet de la Loire, qui a produit des pièces complémentaires enregistrées le 8 juillet 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».

En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, il n’appartient pas à la juridiction administrative d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins que l’annulation d’une décision administrative en raison de son illégalité ou la condamnation d’une personne publique à verser une somme d’argent. Ainsi, le juge administratif ne peut pas faire œuvre d’administrateur et se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir lui-même activement et directement pour prendre en charge une situation considérée comme anormale par un administré, ni adresser des injonctions à une autorité administrative hormis dans le cas où cela est impliqué par l’annulation d’un acte administratif prononcée à titre principal.

En l’espèce, en se bornant à exposer sa situation personnelle et à demander qu’on lui laisse une chance d’accomplir ses démarches administratives, M. B... A... ne saisit le tribunal d’aucune conclusion qui relève de l’office du juge administratif, auquel il n’appartient pas de faire œuvre d’administrateur. Par suite sa requête ne peut qu’être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... A... et à la préfète de la Loire.



Fait à Lyon, le 11 février 2026.



La présidente,




P. Dèche


La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,


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