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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2505118

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2505118

mercredi 14 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2505118
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDONAZAR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation d'exercer comme agent de sécurité. En cours d'instance, le CNAPS a finalement accordé l'autorisation le 9 mai 2025, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension. Il a en outre condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 avril 2025, M. C A, représenté par Me Donazar, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de la décision du 18 février 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités de sécurité privée (CNAPS) a refusé de lui délivrer une autorisation préalable pour la poursuite de son activité professionnelle d'agent de sécurité ;

2°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le CNAPS a produit en défense une décision du 9 mai 2025 de son directeur délivrant à M. A l'autorisation préalable sollicitée.

Vu les autres pièces du dossier et la requête enregistrée sous le n° 2504597 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision du 18 février 2025 en litige.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

2. Il résulte de l'instruction qu'en cours d'instance, le directeur du CNAPS a décidé, le 9 mai 2025, de délivrer à M. A l'autorisation préalable qu'il sollicitait. Cette décision ayant nécessairement pour effet d'abroger le refus préalablement opposé au requérant, les conclusions tendant à la suspension de cette décision ont perdu leur objet.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CNAPS la somme de 800 euros à verser à M. A au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a exposés.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête de M. B.

Article 2 : Le CNAPS versera à M. A la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au Conseil national des activités de sécurité privée.

Fait à Lyon, le 14 mai 2025.

Le juge des référés,

T. Besse

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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