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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2505617

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2505617

mardi 10 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2505617
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationELOIGNEMENT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, ressortissante bosnienne, qui contestait l'arrêté du 27 avril 2025 de la préfète du Rhône l'assignent à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait un défaut d'examen particulier, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal estime que ces moyens, non assortis de précisions suffisantes, sont manifestement infondés. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 mai 2025, Mme A B, représentée par Me Deme, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 avril 2025 par lequel la préfète du Rhône l'a assignée à résidence pour une durée de 45 jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 600 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué procède d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'une erreur de droit ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Des pièces, enregistrées le 16 mai 2025, ont été produites en défense par la préfète du Rhône.

La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Gros, première conseillère.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Gros a été entendu au cours de l'audience publique du 23 mai 2025.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, ressortissante bosnienne née le 19 février 1990, demande l'annulation de l'arrêté du 27 avril 2025 par lequel la préfète du Rhône l'a assignée à résidence pour une durée de 45 jours.

2. Les moyens soulevés par Mme B dans sa requête sommaire n'ont pas été assortis au cours de l'instruction de précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé. Ces moyens ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement dénuée de fondement. Ainsi, sans qu'il y ait lieu d'accorder à la requérante l'aide juridictionnelle à titre provisoire, la requête doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la préfète du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juin 2025.

La magistrate désignée,

R. Gros

Le greffier,

Y. Mesnard

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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