Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 3 novembre 2025, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte de 50 euros par jour qu'il avait précédemment prononcée à l'encontre de la préfète du Rhône. Cette astreinte visait à garantir l'exécution d'un jugement du 6 mars 2025 annulant un refus implicite de titre de séjour et ordonnant un réexamen. La préfète ayant finalement délivré le titre de séjour avant l'échéance fixée, le tribunal a estimé que l'obligation était satisfaite, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2311009 du 6 mars 2025, le tribunal a annulé la décision implicite de refus née du silence conservé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour présentée par M. B... et a fait injonction à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande du requérant dans le délai de deux mois.
Par un jugement n° 2505731 du 2 octobre 2025, le tribunal a assorti l’injonction prononcée par son jugement du 6 mars 2025 d’une astreinte de 50 euros par jour à compter du 1er novembre 2025.
Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal de sa décision de délivrer un titre de séjour à M. B....
Vu les pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (...) ».
2. Par un jugement n° 2311009 du 6 mars 2025, le tribunal a annulé la décision implicite de refus née du silence conservé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour présentée par M. B... et a fait injonction à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande du requérant dans le délai de deux mois. Par un jugement n° 2505731 du 2 octobre 2025, le tribunal a assorti l’injonction prononcée par son jugement du 6 mars 2025 d’une astreinte de 50 euros par jour à compter du 1er novembre 2025.
3. Il résulte de l’instruction qu’en vue d’assurer l’exécution du jugement du 6 mars 2025, la préfète du Rhône a décidé de délivrer un titre de séjour à M. B.... La préfète du Rhône ayant satisfait à ses obligations résultant du jugement du 6 mars 2025 avant l’échéance fixée par le jugement du 2 octobre 2025, il n’y a pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte prononcée par ce dernier.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte prononcée par le jugement n° 2505731 du 2 octobre 2025.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 3 novembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier