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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2505875

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2505875

lundi 2 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2505875
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantNAILI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour le requérant d'établir l'existence d'une décision implicite de rejet née le 6 janvier 2022, la demande de titre de séjour n'étant pas complète à cette date. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mai 2025, M. B A, représenté par Me Naili, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite née le 6 janvier 2022 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ; subsidiairement, de réexaminer sa demande, sous les mêmes conditions d'astreinte, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est présumée dès lors qu'il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour ; l'absence de titre de séjour le place dans une situation de précarité, l'empêche de voyager et de travailler ;

- sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, les moyens suivants : les motifs de refus ne lui ont pas été communiqués ; la décision est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation dans l'application de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 13 mai 2025 sous le n°2505874 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision en litige.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant chinois né le 11 mai 1970, a bénéficié en dernier lieu d'une carte de résident valable jusqu'au 16 octobre 2021. Il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite née le 6 janvier 2022 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

3. Si M. A soutient avoir déposé une demande de titre de séjour le 6 septembre 2021, la seule production d'une attestation de rendez-vous à cette date ne permet pas d'établir que sa demande était complète et qu'elle aurait été enregistrée, le récépissé de demande de carte de séjour produit n'ayant été délivré que le 18 janvier 2025 et faisant état d'un titre de séjour expirant en 2031. Par suite, aucune décision implicite de rejet n'étant née le 6 janvier 2022, la requête de M. A est manifestement mal fondée.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Lyon, le 2 juin 2025.

Le juge des référés,

C. Bertolo

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

3

N°2505875

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