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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2506101

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2506101

vendredi 13 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2506101
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantBOYER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait les arrêtés du 15 mai 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le requérant invoquait une erreur d'appréciation fondée sur son insertion sociale et sa maîtrise du français, mais le tribunal a jugé ces éléments insuffisants pour établir l'illégalité des décisions. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mai 2025, M. B A, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler les arrêtés du 15 mai 2025 par lesquels la préfète du Rhône a décidé de sa remise aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours.

Il doit être regardé comme soutenant que les arrêtés attaqués sont entachés d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2025, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que le moyen soulevé par M. A n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme D en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de justice administrative pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Au cours de l'audience publique du 10 juin 2025, Mme D a présenté son rapport et entendu :

- les observations de Me Boyer, représentant M. A, qui a conclu aux mêmes fins, par les mêmes moyens et a souligné, en outre, l'insertion sociale de M. A ;

- les observations de M. A, assisté de Mme C, interprète en langue soussou ;

- la préfète du Rhône n'était ni présente, ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né le 2 février 2002, entrée en France le 7 mars 2025, selon ses déclarations, a sollicité l'enregistrement de sa demande d'asile auprès des services de la préfecture du Rhône le 13 mars 2025. Par deux arrêtés du 15 mai 2025, dont M. A demande l'annulation, la préfète du Rhône a décidé de sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile et l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours.

2. Pour soutenir que les arrêtés attaqués sont entachés d'une erreur d'appréciation, M. A se prévaut de son insertion sociale, notamment du fait qu'il fait du bénévolat et produit, à cet égard une attestation de la fondation de l'Armée du Salut, ainsi que de la circonstance qu'il est francophone. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à eux seuls pour établir que les arrêtés de la préfète du Rhône seraient entachés d'une erreur d'appréciation. Par suite, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 15 mai 2025.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2025.

La magistrate désignée,

C. D

La greffière,

F. Gaillard

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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