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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2506114

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2506114

mardi 20 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2506114
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Rejet d'une requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) présentée par Mme A devant le Tribunal Administratif de Lyon, relative à un prétendu faux en écriture concernant une injection de Covid-19 en 2021. Le juge des référés constate que la requête ne comporte aucune conclusion relevant de sa compétence et ne fait état d'aucune urgence justifiant une intervention dans les 48 heures. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 mai 2025, Mme C A saisit le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une requête relative au faux en écriture dont elle indique avoir été victime, concernant l'injection de Covid-19 réalisée sur elle en mai 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Non seulement la requête de Mme A ne comporte aucune conclusion relevant de l'office de la juge des référés saisie sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, mais encore elle ne fait état d'aucune circonstance caractérisant une situation d'extrême urgence telle qu'elle implique qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A.

Fait à Lyon, le 20 mai 2025.

Le juge des référés,

T. B

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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