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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2506616

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2506616

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2506616
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOMA MACKOUNDI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B, qui demandait l’exécution sous astreinte d’un jugement du 13 février 2025 enjoignant à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour. La demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, relève en réalité de la procédure spécifique d’exécution des jugements prévue à l’article L. 911-4 du même code. Le juge des référés constate que la requête est mal dirigée et la rejette comme manifestement mal fondée, sans examiner l’urgence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mai 2025, M. A B, représenté par Me Goma Mackoundi demande au juge des référés du tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône d'exécuter le jugement du tribunal du 13 février 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Il soutient que le jugement du 13 février 2025 par lequel le tribunal a annulé la décision par laquelle la préfète du Rhône avait implicitement rejeté sa demande de titre de séjour et a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois n'a toujours pas été exécuté.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Vaccaro-Planchet, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. D'autre part, aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". Aux termes de l'article R. 921-5 du même code : " Le président () du tribunal administratif saisi d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4, ou le rapporteur désigné à cette fin, accomplissent toutes diligences qu'ils jugent utiles pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle qui fait l'objet de la demande. / (). " Enfin, l'article R. 921-6 dispose que : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, (), le président () du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. / () Cette ordonnance n'est pas susceptible de recours. L'affaire est instruite et jugée d'urgence. Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet. "

3. En l'espèce, la requête tend à assurer l'exécution du jugement n° 2401263 du 13 février 2025 par lequel le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B dans un délai de deux mois. De telles conclusions relèvent exclusivement des dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. Par suite, et sans qu'il y ait lieu d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, la requête de M. B ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lyon le 27 juin 2025.

La juge des référés,

V. Vaccaro-Planchet

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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