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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2506637

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2506637

mardi 8 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2506637
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantOZEKI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme B épouse C d'une demande de modification d'une précédente ordonnance afin d'obtenir un document provisoire de séjour, de travail et de voyage. La requérante soutenait que l'attestation de prolongation d'instruction qui lui avait été délivrée ne correspondait pas à sa situation, le renouvellement de son titre de séjour lui ayant été accordé. Le tribunal a constaté que la préfète du Rhône avait, en cours d'instance, mis en fabrication le titre de séjour pluriannuel accordé et convoqué l'intéressée pour le retirer, rendant ainsi sans objet la demande de modification des mesures ordonnées. En application des articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative, il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et condamné l'État à verser 700 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 2 juin, 4 juin, 12 juin et 4 juillet 2025, Mme A B épouse C, représentée par Me Ozeki, demande au juge des référés du tribunal :

1°) de modifier, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, les mesures prises par la juge des référés par ordonnance n° 2504434 du 20 mai 2025, en enjoignant à la préfète du Rhône de lui délivrer un document provisoire lui permettant de justifier de la régularité de son séjour, de travailler et de voyager dans un délai de 24 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, et en assortissant cette injonction d'une astreinte de 300 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucune attestation de décision favorable ne lui a été délivrée et que l'attestation de prolongation d'instruction d'une première demande de titre de séjour qui lui a été remise ne correspond pas à sa situation, le renouvellement de son titre de séjour lui ayant été accordée, et ne lui permet pas de voyager.

La préfète du Rhône a produit des pièces, enregistrées le 10 juin 2025.

Vu :

- l'ordonnance n° 2504434 du 20 mai 2025 de la juge des référés du tribunal ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Vaccaro-Planchet, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 521-4 du même code : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".

2. Par une ordonnance n° 2504434 du 20 mai 2025, la juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à Mme B épouse C, dans un délai de trois jours, une attestation de décision favorable permettant de justifier de la régularité de son séjour et l'autorisant à travailler et à voyager.

3. Il résulte de l'instruction que si la préfète du Rhône n'a toujours pas remis d'attestation de décision favorable à la requérante, elle a, en cours d'instance, mis en fabrication le titre de séjour pluriannuel valable du 17 juin 2025 au 16 juin 2029 qu'elle a décidé d'accorder à Mme B épouse C, et l'a convoquée, le 11 juillet 2025, pour lui remettre ce titre de séjour. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu, à la date de la présente ordonnance, de modifier la mesure précédemment ordonnée. Par suite, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 700 euros à verser à Mme B épouse C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B épouse C présentées sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 700 (sept cents) euros à Mme B épouse C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C, au ministre de l'intérieur et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon le 8 juillet 2025.

La juge des référés,

V. Vaccaro-Planchet

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,

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