LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2506678

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2506678

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2506678
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que les attaches familiales et professionnelles de M. A... en France n'étaient pas suffisamment caractérisées pour faire obstacle à son éloignement, notamment en raison d'un séjour récent et d'un précédent retour en Algérie. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 mai et 29 juillet 2025, M. C... A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 13 mai 2025 par lequel le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours.

Il soutient que l’arrêté critiqué porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale en violation des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et que son éloignement résulte d’une erreur manifeste d’appréciation.

La requête a été communiquée à la préfète de la Loire, qui a produit des pièces enregistrées le 31 octobre 2025.

La demande d’admission de M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle a été rejetée par une décision du 27 juin 2025.

Vu l’arrêté attaqué et les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Après avoir entendu le rapport de M. Gille au cours de l’audience publique, à laquelle les parties n’étaient ni présentes ni représentées.



Considérant ce qui suit :


1. Ressortissant algérien né en 1976, M. A... conteste l’arrêté du 13 mai 2025 par lequel le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

2. Aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants:/ 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; (…) ». Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (…) ».


3. Pour soutenir que son éloignement porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, M. A... fait valoir l’ancienneté de sa présence et l’importance de ses attaches en France, où il est entré en 2013, où il vit en concubinage depuis près de huit ans avec une compatriote titulaire d’un certificat de résidence d’une validité de dix ans et où il exerce une activité professionnelle de portage de journaux. Toutefois, il est constant que le requérant, qui ne se prévaut pas d’autres attaches en France, ne vit pas auprès de celle qu’il présente sans autres précisions comme étant sa concubine et M. A... n’est revenu que récemment en France après avoir rejoint l’Algérie au mois d’août 2024 en vue d’exécuter une précédente mesure d’éloignement consécutive au retrait du titre de séjour dont il bénéficiait jusqu’alors. Dans ces conditions et alors que les circonstances dont le requérant fait état ne suffisent pas pour caractériser l’existence d’un obstacle à un nouvel éloignement vers l’Algérie, les moyens tiré de la violation des stipulations précitées de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ou de l’erreur manifeste d’appréciation dont résulterait la décision en litige au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A... doivent être écartés.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... A... et à la préfète de la Loire.

Délibéré après l’audience du 20 novembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. Gille, président,
Mme Goyer Tholon, conseillère,
Mme Pouyet, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 4 décembre 2025.


Le président, rapporteur,

A. Gille
L’assesseure la plus ancienne,

C. Goyer Tholon

La greffière,

M. B...



La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier






Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions