LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2506751

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2506751

lundi 12 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2506751
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) au titre de sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que M. D... ne justifiait pas de liens anciens, stables et durables en France, en raison de son entrée irrégulière en 2017, de relations récentes et de son passé judiciaire (violences conjugales, vol). La décision a été jugée proportionnée, et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a également été écarté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 27 juin 2025, M. C... D... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 12 mai 2025 par lequel la préfète de l’Ain l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de deux ans.

Il soutient que l’arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


Par un mémoire enregistré le 3 juillet 2025, la préfète de l’Ain conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que l’unique moyen soulevé n’est pas fondé.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Le rapport de Mme Cottier, présidente, a été entendu au cours de l'audience publique.


Considérant ce qui suit :

M. C... D..., ressortissant tunisien né le 16 mai 1982 qui déclare être entré en France irrégulièrement en 2017, demande l’annulation de l’arrêté du 12 mai 2025 par lequel la préfète de l’Ain l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de deux ans.

Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (…) ».

M. D... se prévaut de sa vie privée et familiale en France en faisant état d’une entrée en France en 2017 sans autre précision et de deux relations successives avec des ressortissantes françaises à savoir Mme F... A... et Mme E... B.... Toutefois, si le requérant indique s’être marié avec Mme A... en 2021, sans produire aucun justificatif et avoir eu avec cette dernière le 28 octobre 2024 une enfant née sans vie, il expose qu’il est désormais séparé de cette dernière et avoir noué une nouvelle relation avec Mme B.... Il ressort des pièces du dossier et notamment de sa propre audition par les services de police du 12 mai 2025 et des données FAED, qu’il est connu des services de police pour des faits de violences conjugales commis en juin 2024 à l’encontre de Mme A.... En ce qui concerne sa relation avec Mme B..., celle-ci apparait récente, le requérant ne produisant qu’une attestation d’hébergement et non de concubinage datant du 4 novembre 2024. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l’intéressé a fait l’objet d’une première mesure d’éloignement prononcée par la préfète de la Loire le 19 mars 2021 et que M. D... apparait dans le fichier FAED pour des faits de vol simple en novembre 2017 ainsi que pour des faits de violence sur conjoint en juin 2024. Le requérant déclare, sans toutefois le démontrer, exercer une activité occasionnelle non déclarée dans le secteur du bâtiment, et ne justifie ainsi pas d’une insertion professionnelle et sociale significative en France. Par suite, le requérant ne justifie pas de liens anciens, stables et durables en France. Il n’allègue pas être dépourvu d’attaches familiales dans son pays d’origine, où vivent notamment ses parents selon ses propres déclarations et où il a vécu l’essentiel de sa vie. Dans ces conditions, la préfète de l’Ain n’a pas porté au droit de M. D... au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a pris les décisions attaquées et n’a, dès lors, pas méconnu l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales en prenant à l’encontre de l’intéressé une décision portant obligation de quitter le territoire. Pour les mêmes motifs, et à le supposer soulevé contre la décision portant obligation de quitter le territoire, le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.

Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. D... doivent être rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. D... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... D... et au préfet de l’Ain.


Délibéré après l'audience du 17 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Cottier, présidente,
Mme Duca, première conseillère,
Mme de Tonnac, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2026.




La présidente-rapporteure,




C. Cottier
L’assesseure la plus ancienne,




A. DucaLa présidente,





V. Vaccaro-Planchet

La greffière,




C. Hoareau


La République mande et ordonne au préfet de l’Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions