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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2507200

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2507200

lundi 11 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2507200
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantDACHARY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, de nationalité russe d’origine tchétchène, qui contestait le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l’interdiction de retour d’un an pris par la préfète de l’Ardèche le 12 décembre 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que M. B, bien que présent en France depuis 2011 avec son épouse et ses enfants, ne justifiait pas d’une intégration suffisante ni de liens personnels et familiaux d’une intensité telle que la mesure porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, les moyens tirés de l’illégalité des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été écartés, et la requête a été rejetée dans

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 10 juin 2025 et le 7 août 2025, M. A B, représenté par Me Dachary, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 12 décembre 2024 par lesquelles la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ardèche, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ensemble les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation pour ces motifs ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants, en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est méconnaît les articles L. 610-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2025, la préfète de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 mai 2025.

Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Le Roux en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de justice administrative pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Roux, magistrate désignée ;

- les observations de Me Rossi, substituant Me Dachary et représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête en maintenant l'ensemble des moyens soulevés par la requête ; concernant le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle précise que M. B a quitté la Russie en raison des risques de persécution qu'il craignait en raison de son origine tchétchène, risques qui se sont accrus depuis le début de la guerre en Ukraine, et elle ajoute qu'il n'a plus aucun lien avec la Russie, où il n'est pas retourné depuis son arrivée en France en 2011 et dont ses plus jeunes enfants ne connaissent pas la langue, et qu'il présente une qualification recherchée en ingénierie mécanique ;

- les observations de M. A B, requérant, qui explique être logé avec sa famille dans une maison laissée à titre gratuit par un ami contre des travaux de rénovation et d'entretien et réussir à vivre de son travail en tant que garagiste car il présente des compétences techniques rares et reconnues aux alentours ; il ajoute avoir fait du bénévolat auprès d'associations caritatives de distribution alimentaire et participant à l'accueil de réfugiés ukrainiens en France, dont il maîtrise la langue et qu'il aidait à s'installer en réalisant des travaux de bricolage bénévolement, ainsi qu'au sein de l'association de boxe où s'entraîne son fils et qui manque de personnel ; il ajoute ne plus avoir aucun lien en Tchétchénie ;

- et les observations de M. C B, fils du requérant, qui a précisé que de nombreuses attestations de proches, d'associations sportives, culturelles et de bienfaisance avaient été fournies à leur avocate, qui avait dû omettre de les produire à l'instance et a confirmé que son père était très intégré socialement sur le territoire français ; il a ajouté qu'il résidait avec l'ensemble de ses frères et sœurs au domicile de leurs parents, qui subvenaient à leurs besoins, y compris concernant leurs enfants majeurs qui, en tant qu'étudiants, continuent à dépendre de leurs parents.

La préfète de l'Ardèche n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant russe né le 18 octobre 1970, est entré en France en 2011, selon ses déclarations. Le 10 février 2023, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 ou L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auprès de la préfète de l'Ardèche. Par des décisions du 12 décembre 2024, dont le requérant demande au tribunal l'annulation, la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un arrêté du 13 juillet 2025, la préfète de l'Ardèche l'a assigné à résidence en Ardèche pour une durée maximale de quarante-cinq jours renouvelable deux fois.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

3. En l'espèce, il est constant que M. B réside de manière habituelle et continue sur le territoire français avec sa femme et l'ensemble de ses enfants depuis 2011, soit plus de treize ans à la date d'adoption de la décision attaquée refusant de lui délivrer un titre de séjour. Si la préfète de l'Ardèche oppose à M. B son maintien irrégulier sur le territoire français avec sa famille, malgré quatre décisions d'éloignement prononcées à son encontre entre 2015 et 2021, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que l'intéressé est entré sur ce territoire afin d'y solliciter l'asile et qu'il a tenté à plusieurs reprises de régulariser sa situation au titre de l'asile ainsi que sur le fondement de sa vie privée et familiale. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le cadet des enfants du requérant et de son épouse, qui est né en 2006 et réside sur le territoire français depuis l'âge de cinq ans sans n'être jamais retourné dans son pays d'origine, s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiales " l'année de ses dix-huit ans et était inscrit en classe de terminale à la date de la décision attaquée. Il en résulte que, à la date de la décision attaquée, le cadet des enfants du requérant avait vocation à résider sur le territoire français, où il a vécu la majeure partie de son existence et où il a poursuivi l'entièreté de sa scolarité. De plus, il ressort des pièces du dossier qu'à cette date cet enfant résidait au domicile de ses parents, dont il n'est pas contesté par la préfète de l'Ardèche, qui n'était ni présente ni représentée à l'audience publique, qu'il était dépendant matériellement et moralement. Il ressort également des pièces du dossier que les deux enfants les plus âgés du requérant, qui sont respectivement nés en 2003 et en 2005 et ont également résidé et été scolarisés la majeure partie de leur existence en France, bénéficient de cartes de séjour pluriannuelles mention " vie privée et familiales ", valides à la date d'adoption de la décision attaquée et ont déclaré à l'audience publique résider chez leurs parents, dont ils dépendent financièrement. Concernant les plus jeunes enfants de M. B et de son épouse, il ressort des pièces du dossier que leur fille est entrée en France à l'âge de deux ans et que leur fils est né sur le territoire français en 2014, où ils ont effectué l'intégralité de leur scolarité, et il n'est pas contesté qu'ils ne maîtrisent pas la langue de leur pays d'origine. En outre, s'il ressort de la fiche des liens familiaux remplie par le requérant le 5 février 2024 qu'il a déclaré que sa mère résidait toujours dans son pays d'origine, il n'est pas valablement contesté par la préfète en défense que le requérant, qui n'est jamais retourné dans son pays d'origine depuis son entrée sur le territoire français, n'y dispose plus de liens intenses et entretenus et a déplacé le centre de ses intérêts privés et familiaux sur le territoire français. M. B, qui maîtrise la langue française et s'est exprimé sans interprète lors de l'audience publique, a également fait valoir, sans être contredit par la préfète de l'Ardèche, qui n'était ni présente ni représentée, qu'il était particulièrement intégré au sein de la société française, notamment en raison de son activité de garagiste, qui lui a permis de bénéficier d'une promesse d'embauche en 2022, et de ses activités de bénévolat au sein d'associations caritatives de distribution alimentaire et participant à l'accueil de réfugiés ukrainiens en France, ainsi qu'au sein de l'association de boxe où est inscrit un de ses fils. Il ressort en outre des pièces du dossier que, le 12 novembre 2024, dans le cadre de l'examen de sa demande d'admission au séjour litigieuse, la commission du titre de séjour a rendu un avis favorable à la délivrance d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale " à M. B. Enfin, si la décision attaquée fait grief au requérant d'être défavorablement connu des forces de l'ordre en raison de trois mentions le concernant au fichier de traitement des antécédents judiciaires pour recel de bien provenant d'un vol en 2015, violation de domicile en 2016 et conduite sans permis en 2022, il ne ressort toutefois pas de l'extrait de ce fichier produit par la préfète en défense que M. B, qui conteste avec précision et sans être contredit les faits qui lui sont reprochés, aurait fait l'objet de poursuites pénales pour ces faits, pour lesquels il a seulement été entendu par les services de police. Dans ces conditions particulières, et quand bien même son épouse fait l'objet d'une décision similaire, la décision refusant d'admettre M. B au séjour est de nature à porter une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des motifs qui lui ont été opposés, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 12 décembre 2024 par laquelle la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des autres décisions attaquées, privées de base légale, par lesquelles cette autorité l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

5. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles () L. 731-1 (). ".

6. Eu égard aux motifs du présent jugement, l'annulation de la décision portant refus de séjour implique que la préfète de l'Ardèche délivre à M. B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et qu'elle lui délivre, dans l'attente et sans délai, un récépissé de demande de carte de séjour.

7. Par ailleurs, eu égard aux termes de l'article L. 614-16 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français implique nécessairement qu'il soit mis fin aux mesures de surveillance dont M. B fait l'objet à la date de la notification du dispositif c'est-à-dire à la date de l'audience.

Sur les frais liés au litige :

8. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans le cadre du présent contentieux. Par suite, et sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'État le versement de 1 500 euros au profit de Me Dachary en application des dispositions de des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 12 décembre 2024 de la préfète de l'Ardèche est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète de l'Ardèche de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer, dans l'attente et sans délai, un récépissé de demande de carte de séjour.

Article 3 : Il est mis fin aux mesures de surveillance dont fait l'objet M. B.

Article 4 : L'État versera à Me Dachary, conseil de M. B, une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Dachary renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État de l'aide juridictionnelle.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Dachary et à la préfète de l'Ardèche.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 août 2025.

La magistrate désignée,

J. Le Roux

La greffière,

L. Bon-MardionLa République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier.

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