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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2508033

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2508033

mardi 8 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2508033
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantTOMASI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 25 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande de communication du dossier et l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles L.612-1 à L.612-3 et L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juin 2025, M. A B, retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry, et représenté par Me Faivre, demande au tribunal :

1°) d'ordonner, avant-dire droit, la mise à disposition de son dossier par la préfecture ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

3°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2025 par lequel la préfète de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions sont entachées d'une incompétence de leur auteur ;

- elles sont entachées d'une insuffisance de motivation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen préalable, réel et sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision portant refus de délai de départ volontaire est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen préalable, réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des articles L.612-1 à L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen préalable, réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des articles L.612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la mesure est disproportionnée au regard de sa situation personnelle.

La préfète de l'Isère, représentée par Me Tomasi, a produit des pièces communiquées le 2 juillet 2025.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Viallet, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relatives à des mesures d'éloignement adoptées à l'encontre de ressortissants étrangers et aux décisions accompagnant ces mesures.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme Viallet, magistrate désignée ;

-les observations de Me Faivre, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;

- les observations de Me Tomasi, représentant la préfète de l'Isère, qui conclut au rejet de la requête ;

- et les observations de M. B, assisté de M. C, interprète en langue arabe, qui précise que sa fille est de nationalité française, réside et est scolarisée à Grenoble.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par sa requête, M. B, ressortissant tunisien né le 3 septembre 1980, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 juin 2025 par lequel la préfète de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Sur la communication au requérant de son entier dossier :

2. Aux termes de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la préfète a communiqué au tribunal l'ensemble des pièces sur la base desquelles a été prise la décision contestée et que ces productions ont été communiquées au requérant. Dans ces conditions, les conclusions de ce dernier tendant à obtenir son dossier ne peuvent qu'être rejetées.

Sur l'admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

4. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

5. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, il y a lieu de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

6. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Laurent Simplicien, secrétaire général de la préfecture de l'Isère, qui bénéficiait à ce titre d'une délégation de signature accordée par la préfète de l'Isère par un arrêté du 25 novembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

7. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué indique de manière détaillée les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en particulier les éléments tenant aux conditions de séjour en France de l'intéressé et à sa situation personnelle et familiale. Dans ces conditions, la préfète, qui n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation du requérant, a suffisamment exposé les motifs fondant sa décision et le moyen doit par suite être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".

9. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée aurait été édictée à l'issue d'un examen incomplet de la situation de M. B, en particulier au regard des exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, en l'absence de circonstances humanitaires, la préfète a tenu compte de la durée de présence en France de l'intéressé en situation irrégulière, de la dernière mesure d'éloignement édictée à son encontre le 17 août 2021 à laquelle il n'a pas déférée, des multiples interpellations dont il a fait l'objet, et de l'absence de liens intenses, stables et anciens sur le territoire national. Par suite, le moyen doit être écarté.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire () à la sûreté publique, () à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales () ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. B déclare être entré en France pour la dernière fois en 2019 sans justifier de son entrée régulière, et s'y maintient irrégulièrement depuis, en dépit d'une décision du 17 août 2021 de la préfète de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an. S'il se prévaut de la présence sur le territoire de sa fille née en France le 27 octobre 2011, il ne justifie aucunement de l'intensité des liens entretenus avec cette dernière, qui réside avec sa mère, ni que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer hors de France, notamment dans son pays d'origine dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie. Au demeurant, il ressort des termes mêmes de l'arrêté de la préfète de la Savoie du 17 août 2021 l'obligeant à quitter le territoire que la fille de l'intéressé serait de nationalité tunisienne, ce alors que M. B déclare à l'audience qu'elle serait de nationalité française, sans toutefois en justifier. De plus, la promesse d'embauche daté du 16 juin 2025 qu'il produit ne saurait suffire à démontrer une intégration particulière. Par ailleurs il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été condamné le 20 janvier 2012 à une peine d'emprisonnement de 6 mois avec sursis pour des faits d'exhibition sexuelle, rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, et a été interpellé le 5 avril 2012 pour entrée ou séjour irrégulier, le 30 avril 2015 pour soustraction à l'exécution d'une mesure de reconduite à la frontière puis le 24 juin 2025 pour détention de faux documents administratifs constatant un droit, une identité, dans le cadre d'une procédure pour infraction à la législation sur les étrangers. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit par suite être écarté.

12. En troisième lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

13. Compte tenu de ce qui a été exposé au point 11, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de l'Isère aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant de M. B et méconnaîtrait les stipulations précitées du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le moyen doit par suite être écarté.

14. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 11 et 13, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle du requérant doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que la préfète de l'Isère n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant avant de refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen doit être écarté.

17. En troisième lieu, aux termes de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L.612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;() 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5.".

18. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. B, il résulte des termes de l'arrêté attaqué que la préfète de l'Isère s'est fondée sur les dispositions précitées en faisant valoir que l'intéressé est susceptible de se soustraire à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet dès lors qu'il ne démontre pas être entré régulièrement en France et n'a accompli aucune démarche en vue de régulariser sa situation, s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, a explicitement indiqué lors de son audition ne pas vouloir se conformer à toute mesure d'éloignement susceptible d'être prise à son encontre et ne présente pas de garanties de représentations suffisante. Si le requérant fait valoir qu'il dispose de garanties suffisantes dès lors qu'il réside chez un ami à Echirolles au domicile duquel il a été interpellé, détient un passeport en cours de validité, et a entrepris des démarches pour régulariser sa situation et a obtenu un rendez-vous en préfecture fixé au 16 juillet 2025, en tout état de cause, il résulte de l'instruction que la préfète de l'Isère aurait pris la même décision si elle s'était seulement fondée sur sa soustraction à une précédente mesure d'éloignement et sur les déclarations explicites de l'intéressé lors de son audition le 16 juin 2025, indiquant vouloir rester en France en cas de mesure d'éloignement. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète aurait commis une erreur d'appréciation et méconnu les articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

19. En premier lieu, le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai doit être écarté.

20. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que la préfète de l'Isère n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant avant de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par suite, le moyen doit être écarté.

21. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L.612 7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

22. Pour édicter une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, la préfète a tenu compte du fait que l'intéressé, qui ne justifie d'aucune circonstance humanitaire et dont le comportement représente une menace pour l'ordre public, ne justifie pas entretenir de liens intenses, stables et anciens sur territoire français, sur lequel il se maintient irrégulièrement depuis six ans, et a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 1er décembre 2014 qu'il a exécutée, puis d'une seconde mesure d'éloignement le 17 août 2021 assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, à laquelle il n'a pas déféré. Dans ces conditions, la préfète a examiné la situation du requérant au regard des critères prévus par la loi, et M. B n'est pas fondé à soutenir que la durée de l'interdiction de retour, ainsi fixée à deux ans, serait disproportionnée et entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées. Par suite le moyen doit être écarté.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 25 juin 2025 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

DECIDE:

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2025.

La magistrate désignée,

M-L. Viallet

La greffière

F. Gaillard

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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