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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2509021

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2509021

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2509021
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’une demande d’exécution du jugement n°2310902 du 5 décembre 2024, par laquelle Mme A... sollicitait la délivrance d’un certificat de résidence algérien sous astreinte. La préfète du Rhône ayant accordé ce titre le 4 novembre 2025, Mme A... s’est désistée de ses conclusions aux fins d’exécution et d’injonction. Le tribunal, par ordonnance du 30 janvier 2026, a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser à Mme A... la somme de 300 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 18 juillet 2025, la présidente du tribunal administratif, en application de l’article R. 921-6 du code de justice administrative, a ouvert une procédure juridictionnelle afin de statuer sur la demande de Mme B... A..., représentée par Me Sabatier tendant à obtenir l’exécution du jugement n°2310902 rendu le 5 décembre 2024.

Par cette demande du 20 mai 2025 et un mémoire complémentaire enregistré le 26 août 2025, Mme A..., représentée Me Sabatier demande au tribunal de faire exécuter ce jugement, d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer le certificat de résidence sollicité dans le délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jours de retard et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal qu’elle avait accordé un certificat de résidence algérien « vie privée et familiale » à Mme A... le 4 novembre 2025.

Par un mémoire enregistré le 9 décembre 2025, Mme A... déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d’exécution et maintenir ses demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
le jugement n°2310902 du 5 décembre 2024 ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (…) ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Par un mémoire du 9 décembre 2025, Mme A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’exécution et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 300 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’exécution et d’injonction de la requête de Mme A....

Article 2 : L’Etat versera à Mme A... la somme de 300 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 30 janvier 2026.


Le premier vice-président,

Juan Segado






La République mande et ordonne à la préfète du Rhône et en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier

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