Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 17 novembre 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B... visant à obtenir l'exécution du jugement n° 2208996 du 11 juillet 2024. Ce jugement avait annulé une décision implicite de rejet du préfet du Rhône et ordonné le réexamen de sa demande de titre de séjour. La préfète ayant finalement délivré à Mme B... un titre de séjour d'un an à compter du 29 juillet 2025, les conclusions en injonction ont perdu leur objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 400 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 6 août 2025 et en application de l’article R. 921-6 du code de justice administrative, la présidente du tribunal administratif a ouvert une procédure juridictionnelle tendant à ce que soit assurée l’exécution du jugement du tribunal n° 2208996 du 11 juillet 2024.
Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2025, Mme A... B..., représentée par le cabinet BSG Avocats et associés, demande au tribunal :
- d’assurer l’exécution de son jugement n° 2208996 du 11 juillet 2024 en faisant injonction à la préfète du Rhône de réexaminer son dossier dans le délai d’un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
- de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 11 août 2025, la préfète du Rhône informe le tribunal de ses diligences et de sa décision de délivrer à Mme B... un titre de séjour d’une validité d’un an à compter du 29 juillet 2025.
Vu :
- le jugement n° 2208996 du 11 juillet 2024 et les autres pièces du dossier.
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3º Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ».
2. Par un jugement n° 2208996 du 11 juillet 2024, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet née du silence conservé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour formée par Mme B... et a fait injonction à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de cette demande dans le délai d’un mois. Alors qu’il est constant que la préfète du Rhône a décidé de délivrer à Mme B... un titre de séjour d’une validité d’un an à compter du 29 juillet 2025, les conclusions tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu’implique l’exécution de son jugement du 11 juillet 2024 ont perdu leur objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce et en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat le versement à la requérante de la somme de 400 euros au titre des frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B... tendant à la prescription de mesures d’exécution du jugement n° 2208996 du 11 juillet 2024.
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 400 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 17 novembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier