Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Drôme suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge des référés ayant rejeté la demande de suspension au motif de l’absence de doute sérieux, M. A... était tenu, en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, de confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois. N’ayant pas procédé à cette confirmation, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Spira, demande au tribunal :
- d’annuler la décision du 20 août 2025 par laquelle le préfet de la Drôme a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois ;
- de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 octobre 2025, la préfète de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 au motif qu’il n’est pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d’annulation (…) dans un délai d’un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s’être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l’ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté ».
2. Par une ordonnance n° 2512185 du 17 octobre 2025, le juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative a rejeté la requête de M. A... à fin de suspension de l’exécution de la décision du 20 août 2025 en litige au motif qu’il n’était pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à sa légalité. Cette ordonnance a été notifiée à M. A... par une correspondance dont il a été accusé réception le 17 octobre 2025 et comportant la mention prévue par le 2nd alinéa de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative cité ci-dessus. Ne s’étant pas pourvu en cassation contre l’ordonnance du 17 octobre 2025 et n’ayant pas maintenu la présente requête à fin d’annulation dans le délai d’un mois qui lui était imparti, M. A... est réputé s’être désisté de cette requête. Rien ne s’oppose à ce qu’il soit donné acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée pour information à la préfète de la Drôme.
Fait à Lyon, le 23 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier