Le tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État. Cette décision fait suite à l'exécution complète par la préfète du Rhône d'une ordonnance du 2 octobre 2025, qui lui enjoignait de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. La préfète ayant pris une nouvelle décision et délivré une attestation de prolongation d'instruction dans les délais impartis, l'astreinte n'a pas lieu d'être liquidée. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Par une ordonnance n° 2511604 du 2 octobre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Lyon a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A... dans un délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance et de la munir d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de huit jours à compter de cette même date, en prononçant une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l’expiration de ces délais.
Par un mémoire, enregistré le 24 octobre 2025, la préfète du Rhône conclut à l’entière exécution de l’ordonnance précitée du 2 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) ».
Par l’ordonnance visée ci-dessus du 2 octobre 2025, devenue définitive, le juge des référés, après avoir suspendu la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A... en raison d’un doute sérieux sur sa légalité, a enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande de l’intéressée, dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance, et de la munir d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de huit jours à compter de cette même date.
La préfète du Rhône a pris une nouvelle décision sur la situation de Mme A... dans le délai d’un mois fixé par l’ordonnance visée ci-dessus du 2025, après avoir muni l’intéressée d’une attestation de prolongation d'instruction. Cette ordonnance ayant ainsi été entièrement exécutée, il n’y a pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’État.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon le 17 novembre 2025.
Le juge des référés,
J-P. Chenevey
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,