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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2511620

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2511620

jeudi 16 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2511620
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantADJA OKE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale ». Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 12 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Adja Oke, avocat, demande au tribunal :
1°) de l’admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;
3°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux semaines à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de le munir, dans l’attente, d’un récépissé de sa demande de titre de séjour avec droit au travail ;
4°) de mettre à la charge de l’État au profit de son conseil une somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.


Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2025, la préfète du Rhône déclare que, par décision du 22 septembre 2025, elle a délivré à M. A... une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale ».



Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :



Aux termes de l’article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence, (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. / (…) ».

En l’absence d’urgence, il n’y a pas lieu d’admettre, à titre provisoire, M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (...) ».

Il est constant que, le 22 septembre 2025, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a délivré à M. A... une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale ». Par suite, sont devenues sans objet les conclusions du requérant tendant à l’annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de renouvellement de son titre de séjour et à ce qu’il soit enjoint sous astreinte à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » et de le munir, dans l’attente, d’un récépissé de sa demande de titre de séjour avec droit au travail. Il n’y a pas lieu d’y statuer.


Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête à fin de mise à la charge de l’État des frais exposés et non compris dans les dépens dans les conditions prévues par les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.




ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonctions de la requête de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Adja Oke et à la préfète du Rhône.




Fait à Lyon, le 16 octobre 2025.




Le président de la 1ère chambre,




Hervé Drouet






La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Une greffière,

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