Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’une requête contestant un avis de contravention pour excès de vitesse et la décision de retrait de points subséquente. Le juge a constaté que le requérant s’était borné à transmettre les documents sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, ne permettant pas d’identifier l’objet du litige. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 octobre 2025, M. A... B... saisit le tribunal de l’avis de contravention du 10 novembre 2022 qui lui a été adressé et relatif à un excès de vitesse constaté le 6 novembre 2022 ainsi que de la décision référencée 48 du ministre de l’intérieur du 25 janvier 2023 l’informant du retrait de 2 points de son permis de conduire à la suite de cette infraction.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge ».
2. S’il saisit le tribunal de l’avis de contravention du 10 novembre 2022 qui lui a été adressé et relatif à un excès de vitesse constaté le 6 novembre 2022 ainsi que de la décision référencée 48 du ministre de l’intérieur du 25 janvier 2023 l’informant du retrait de 2 points de son permis de conduire à la suite de cette infraction, M. B... se borne à transmettre cet avis et cette décision sans présenter de conclusions ou de moyens ni même exposer sa situation. Ce faisant, M. B... ne soumet pas au tribunal les éléments permettant d’identifier l’objet de la requête qu’il entend former. Dans ces conditions, la requête de M. B... n’est pas recevable et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lyon, le 21 octobre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier