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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2512582

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2512582

mercredi 8 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2512582
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBISALU

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. C... qui demandait la suspension de la décision de la préfète de la Loire refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité à son fils et l'informant d'une inscription au fichier des personnes recherchées. Le juge se déclare incompétent territorialement, car le requérant réside à Chambéry (Savoie), ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Grenoble en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2025, M. A... C..., représenté par Me Bisalu, agissant pour le compte de son fils mineur B..., demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 22 septembre 2025 de la préfète de la Loire prise à l’encontre de son fils B... ;

2°) d’enjoindre à la préfète de la Loire de radier son fils B... du fichier des personnes recherchées et de restituer sans délai les titres d’identité de celui-ci ;

3°) de mettre à la charge de l’État le paiement d’une somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. » Aux termes de l’article R. 522-8-1 du même code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. » En vertu de l’article L. 522‑3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

L’article R. 312-8 du code de justice administrative dispose que : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. / (…) ».

Enfin, en vertu de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le département de la Savoie relève du ressort territorial du tribunal administratif de Grenoble.

Par une décision du 22 septembre 2025, la préfète de la Loire a rejeté la demande de délivrance d’une carte nationale d’identité au profit du fils B... de M. C.... La préfète a également informé ce dernier qu’une inscription au fichier des personnes recherchés allait intervenir et que le dossier allait être transmis à la préfète de la Savoie, en vue de l’engagement d’une procédure de retrait des titres de séjour précédemment délivrés à B....

M. C..., agissant pour le compte de son fils, demande au juge des référés du tribunal, statuant en application de l’article L. 521-2 précité du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision. Toutefois, M. C... et son fils résidant à Chambéry, dans le département de la Savoie, le litige, en vertu des dispositions des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Lyon mais de celle du tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés du tribunal administratif de Lyon n’est dès lors pas compétent pour se prononcer sur la requête.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C... doit être rejetée par application de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative, y compris les conclusions à fin d’injonction et de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....

Fait à Lyon le 8 octobre 2025.

Le juge des référés

J.-P. Chenevey

La République mande et ordonne aux préfètes du Rhône et de la Savoie, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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