Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’un recours contre une décision du ministre de l’intérieur lui notifiant la perte de points et l’invalidation de son permis de conduire. Le juge a constaté que la requête ne tendait pas à l’annulation de la décision pour illégalité, mais sollicitait une mesure d’indulgence fondée sur la situation personnelle du requérant. Une telle demande ne relevant pas de la compétence du juge administratif, elle a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 octobre 2025, M. A... B... saisit le tribunal de la décision référencée 48SI du 25 septembre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur lui a notifié la perte de 3 points de son permis de conduire consécutive à une infraction commise le 25 juillet 2024 et la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul.
Vu les pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ».
2. S’il saisit le tribunal de la décision du ministre de l’intérieur du 25 septembre 2025 lui notifiant la perte de validité de son permis de conduire, M. B... se borne toutefois à demander au tribunal, selon ses termes, de faire preuve d’indulgence en prenant en considération sa situation personnelle et familiale. Alors qu’une telle demande, qui ne tend pas à l’annulation de la décision en cause pour des motifs tirés de son illégalité, n’est pas au nombre de celles dont il appartient au tribunal de connaître, la requête de M. B... n’est pas recevable et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lyon, le 3 novembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier