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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2513890

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2513890

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2513890
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Recours en excès de pouvoir contre une décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation pour incomplétude. Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le requérant a formulé un recours administratif hiérarchique, non contentieux, dont le juge n'a pas à connaître. À supposer qu'il s'agisse d'un recours contentieux, le classement sans suite ne constitue pas une décision faisant grief et aucun moyen opérant n'a été soulevé. Fondement : articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

La présidente de la 5ème chambreVu la procédure suivante :

Par un courrier enregistré le 31 octobre 2025, M. A... B... formule un recours administratif auprès du ministre de l’intérieur, suite à la décision du 2 octobre 2025, qu’il produit, par laquelle la préfète du Rhône a classé sans suite sa demande de naturalisation, au motif de son incomplétude.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».

A l’appui de son courrier intitulé « recours gracieux » et explicitement adressé au ministre de l’intérieur, M. B... explique qu’il s’est heurté à la difficulté de trouver une session pour passer un test de langue française rapidement et au délai nécessaire à l’édiction de ses résultats, qu’il produit maintenant à l’appui de son recours, et qu’il sollicite la bienveillance du ministre pour reconsidérer la décision de classement sans suite et reprendre l’examen de sa demande de naturalisation. Ce faisant, M. B... formule un recours administratif hiérarchique, et non contentieux, dont il ne relève pas de l’office du juge administratif d’en connaître.

En tout état de cause, à supposer que M. B... ait entendu demander au tribunal d’annuler la décision préfectorale du 2 octobre 2025 de classement sans suite, qu’il joint à sa requête, il ne conteste ni le caractère incomplet de son dossier ni le motif d’incomplétude qui lui est opposé, et ne soulève ainsi aucun moyen opérant avant l’expiration du délai de recours. Dans ces conditions, l’avis de classement sans suite contesté n’a pas le caractère d’une décision faisant grief, et n’est pas susceptible d’être déféré au juge de l’excès de pouvoir.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Lyon, le 13 janvier 2026


La présidente de la 5ème chambre,




A-S. Bour


La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition,
Un greffier,

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