Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait une injonction à la préfète du Rhône pour réexaminer la demande d'échange de permis de conduire tunisien de son père. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l'article L. 911-1, inapplicable en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer, à titre exceptionnel, la demande d’échange de permis de conduire tunisien contre un permis de conduire français présentée par son père, M. C... A..., et de prendre toute mesure équitable de nature à lui permettre de recouvrer son droit à conduire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (...) ».
En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, du code de justice administrative, il n’appartient pas au tribunal administratif d’adresser des injonctions à l’administration ou à une personne privée chargée d’une mission de service public. La requête de Mme A... tendant à ce que le tribunal enjoigne à la préfète du Rhône de réexaminer, à titre exceptionnel, la demande d’échange de permis de conduire tunisien contre un permis de conduire français présentée par son père, M. C... A..., et prenne toute mesure équitable de nature à lui permettre de recouvrer son droit à conduire, n’entre pas notamment dans les prévisions de l’article L. 911-1 du code de justice administrative. Dès lors, elle est irrecevable et doit, par suite, être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Lyon, le 4 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,