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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2515674

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2515674

jeudi 8 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2515674
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGRÉGOIRE HERVET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance sous astreinte d'un récépissé valant autorisation de séjour et de travail. Le juge des référés a constaté que, préalablement à l'introduction de la requête, une attestation de prolongation d'instruction avait été mise à disposition de l'intéressée et qu'une décision favorable sur sa demande de titre de séjour avait été prise par la préfète du Rhône. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction étaient sans objet dès l'origine et donc irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 décembre 2025, Mme C..., représentée par Me Hervet, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé valant autorisation de séjour et l’autorisant à travailler, dans un délai de trois jours à compter de l’ordonnance à intervenir, et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;


2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2025, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».

2. Il résulte de l’instruction qu’antérieurement à l’introduction de la requête, une attestation de prolongation d’instruction a été mise à disposition de Mme A..., le 12 novembre 2025, et qu’une décision favorable sur sa demande de délivrance d’une carte de séjour temporaire a été prise par la préfète du Rhône, le 13 novembre 2025. Par suite, les conclusions à fin d’injonction de Mme A..., qui étaient sans objet à la date d’introduction de la requête, sont irrecevables.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... et à la préfète du Rhône.



Fait à Lyon le 8 janvier 2026.





Le juge des référés






C. Bertolo



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier



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