LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2515832

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2515832

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2515832
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSARL LACHENAUD AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral prolongeant son congé de longue maladie et refusant implicitement son placement en congé de longue durée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison du maintien d'une partie de son traitement et de l'absence de précisions sur les ressources de son foyer. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, l'administration ayant suffisamment motivé son refus et la pathologie invoquée ne relevant pas des affections ouvrant droit au congé de longue durée au sens de l'article L. 822-12 du code général de la fonction publique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 décembre 2025, Mme B... C..., épouse A..., représentée par la SELARL Lachenaud Avocat, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur leur légalité, d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté de la préfète du Rhône en date du 27 juin 2025 portant prolongation du congé de longue maladie dont elle bénéfice, en tant qu’il a implicitement rejeté sa demande de placement en congé de longue durée, et de la décision de rejet implicite de son recours gracieux du 22 août 2025 ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône :
. à titre principal, de lui octroyer le bénéfice d’un congé de longue durée à compter du 26 janvier 2026 ;
. à titre subsidiaire, de solliciter l’avis du conseil médical sur sa demande de placement en congé de longue durée, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros hors taxes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
elle justifie d’une situation d’urgence dès lors que les décisions en litige préjudicient de manière grave et immédiate à sa situation personnelle, financière et médicale ; en effet, le refus opposé à sa demande de placement en congé de longue durée va entraîner son placement en disponibilité d’office à compter du 26 janvier 2026, et donc une baisse significative de ses ressources, qui ont déjà été considérablement diminuées à la suite de son placement en congé de longue maladie ; elle doit assumer de nombreuses charges mensuelles et ne pourra plus subvenir à ses besoins ; cette instabilité professionnelle et financière lui cause de l’anxiété et du stress ;
il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ; en effet :
. l’arrêté du 27 juin 2025 est insuffisamment motivé et est entaché d’un défaut d’examen particulier de sa situation médicale ; en effet, la préfète, qui s’est bornée à constater que l’affection dont elle souffre ne fait pas partie des cinq pathologies ouvrant droit à un congé de longue durée, n’a pas examiné de façon effective sa situation médicale ; en outre, seuls les membres du conseil médical peuvent statuer sur une demande de placement en congé de longue durée ;
. l’arrêté du 27 juin 2025 a été pris au terme d’une procédure irrégulière dès lors qu’il n’est pas établi que le conseil médical a été saisi de sa demande de placement en congé de longue durée ; elle a ainsi été privée d’une garantie ;
. les décisions en litige méconnaissent les dispositions de l’article L. 822-12 du code général de la fonction publique et de l’article 3 de l’arrêté du 14 mars 1986 et sont entachées d’une erreur de droit ; en effet, elle souffre d’une maladie neurodégénérative grave et invalidante entraînant divers troubles, notamment psychiatriques et comportementaux, qui peut être assimilée à une maladie mentale au sens de l’article L. 822-12 du code général de la fonction publique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2026, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
la condition d’urgence n’est pas démontrée dès lors en effet que l’arrêté du 27 juin 2025 a d’ores et déjà été exécuté ; cet arrêté n’a pas eu pour effet de priver la requérante de sa rémunération mais maintient 60 % de son traitement ; la requérante percevra la même rémunération durant l’instruction de sa demande de congé de longue durée ; enfin, elle ne verse pas suffisamment d’éléments pour justifier la précarité de sa situation financière, les ressources éventuellement perçues par son époux n’étant pas indiquées ;
aucun des moyens invoqués n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ; en effet :
. l’arrêté du 27 juin 2025 est suffisamment motivé en droit et en fait ;
. cet arrêté n’est pas entaché d’un vice de procédure ;
. la situation de la requérante a été examinée de manière approfondie ;
. l’arrêté du 27 juin 2025 n’est entaché d’aucune erreur de droit ou erreur d’appréciation ; le congé de longue durée ne pouvait pas être attribué à la requérante sans méconnaître l’article L. 822-14 du code général de la fonction publique et le 3ème alinéa de l’article 30 du décret du 14 mars 1986, dès lors qu’elle n’avait pas recouvré ses droits à congé de longue maladie à plein traitement ; la requérante ne produit aucun document médical antérieur à l’arrêté en litige évoquant un état dépressif susceptible de recouvrir le caractère d’une maladie mentale au sens de l’article L. 822-12, la dégradation de son état de santé demeurant assez récent.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
la requête, enregistrée le 17 décembre 2025 sous le n° 2515831, par laquelle Mme A... demande au tribunal d’annuler les décisions dont elle demande la suspension dans la présente requête.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Lecas, greffière d’audience :
le rapport de M. Chenevey, juge des référés ;
- Me Lachenaud, pour Mme A..., qui a repris les faits, moyens et conclusions exposés dans la requête.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.



Considérant ce qui suit :

Aux termes du 1er alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. »

Mme A..., adjointe administrative principale de première classe affectée à la direction départementale des territoires du Rhône, demande au juge des référés du tribunal, sur le fondement de l’article L. 521-1 précité du code de justice administrative, d’ordonner la suspension d’exécution de l’arrêté du 27 juin 2025 par lequel la préfète du Rhône a prolongé le congé de longue maladie dont elle bénéfice, en tant qu’il a implicitement rejeté sa demande de placement en congé de longue durée, et de la décision rejetant implicitement son recours gracieux du 22 août 2025.

Les dispositions de l’article 30 du décret du 14 mars 1986 visé ci-dessus ont pour objet de permettre à un agent qui remplit les conditions permettant de bénéficier d’un congé de longue durée de demander à être placé ou maintenu en congé de longue maladie, sous réserve de ne pouvoir ultérieurement revenir sur ce choix. Par suite, cette situation ne correspondant pas à celle de Mme A..., la préfète du Rhône ne peut soutenir qu’en application de ces dispositions, elle ne pouvait bénéficier d’un congé de longue durée dès lors qu’elle n’avait pas auparavant recouvré ses droits à congé de longue maladie à plein traitement.

Néanmoins, compte tenu de l’office du juge des référés, les moyens visés ci-dessus invoqués par Mme A... ne sont pas propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées. Dès lors, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’urgence, les conclusions aux fins de suspension de l’exécution de ces décisions doivent être rejetées. Doivent être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C..., épouse A..., et à la préfète du Rhône.



Fait à Lyon le 16 janvier 2026.




Le juge des référés







J.-P. Chenevey




La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions