LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2516345

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2516345

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2516345
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a suspendu l'exécution du permis de construire tacitement accordé à la société TP IMMO pour la réfection d'une toiture et le changement de destination d'une ancienne boîte de nuit en logements à Vallon-Pont-d'Arc. Cette suspension a été prononcée à la demande du préfet de l'Ardèche, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de la zone N du plan local d'urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation, les travaux ne relevant pas des dérogations prévues ni des règles applicables à la reconstruction après sinistre. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur le recours en annulation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 30 décembre 2025, le préfet de l’Ardèche demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution du permis de construire délivré tacitement à la société TP IMMO pour la réfection d’une toiture et le changement de destination d’une ancienne boîte de nuit en logements, constaté par un certificat délivré le 24 juin 2025 par le maire de Vallon-Pont-d’Arc, ensemble la décision rejetant implicitement le recours gracieux.

Il soutient que :
- le déféré est recevable dès lors qu’il a été introduit dans le délai de deux mois suivant le rejet implicitement du recours gracieux, lequel a été exercé dans des conditions ayant interrompu le délai de recours contentieux ;
- est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions applicables à la zone N du règlement local d’urbanisme dès lors que les travaux portent, non sur un changement de destination d’une construction existante en l’absence de clos et de couverts suite au sinistre survenu sur l’ancien bâtiment, mais sur une nouvelle construction à usage d’habitation qui n’est pas autorisée.

Par des mémoires, enregistrés les 13 et 14 janvier 2026, la société TP IMMO doit être regardée comme concluant au rejet du déféré, en faisant valoir que :
- elle dispose d’une déclaration préalable autorisant la réfection de la toiture ;
- la réglementation de la zone N autorise le changement de destination ;
- elle dispose d’un certificat de non recours.

Vu les autres pièces du dossier et le déféré enregistré sous le n° 2516365 par lequel le préfet de l’Ardèche demande l’annulation des décisions en litige.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Reymond-Kellal, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Après avoir, au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme B... en qualité de greffière, présenté son rapport et entendu les observations de Mme A... pour le préfet de l’Ardèche, qui précise que la construction projetée ne relève pas des dérogations prévues par l’article N2 du plan local d’urbanisme et ajoute qu’elle ne remplit les conditions prévues ni par les dispositions de l’article I.8 de ce document, ni par celles de l’article L. 111-15 du code de l’urbanisme, applicables aux reconstructions après sinistre.

La commune de Vallon-Pont-d’Arc ainsi que la société TP IMMO n’étant ni présents, ni représentés.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 554-1 du code de justice administrative : « Les demandes de suspension assortissant les requêtes du représentant de l’Etat dirigées contre les actes des communes sont régies par le 3e alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales ». Celui-ci dispose que : « Le représentant de l’Etat peut assortir son recours d’une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l’un des moyens invoqués paraît, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué (…) ».

En l’état de l’instruction, le moyen tiré de ce que les travaux prévus par le pétitionnaire ne sont pas autorisés en zone N par les dispositions du plan local d’urbanisme, spécialement celles de son article N2, non plus qu’aucune autre disposition de ce document ou du code de l’urbanisme applicable à la reconstruction après sinistre, est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité du permis de construire tacitement accordé à la société TP IMMO. Par suite, la demande de suspension présentée par le préfet de l’Ardèche doit être accueillie.



O R D O N N E :

Article 1er : L’exécution du permis de construire délivré tacitement à la société TP IMMO pour la réfection d’une toiture et le changement de destination d’une ancienne boîte de nuit en logements, constaté par un certificat délivré le 24 juin 2025 par le maire de Vallon-Pont-d’Arc, ensemble celle de la décision rejetant implicitement le recours gracieux, sont suspendues jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur le déféré tendant à leur annulation.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de l’Ardèche, à la commune de de Vallon-Pont-d’Arc et à la société TP IMMO.


Fait à Lyon, le 16 janvier 2026.


Le juge des référés,




R. Reymond-Kellal


La République mande et ordonne au préfet de l’Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions