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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2600498

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2600498

jeudi 15 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2600498
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à obtenir la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé à Saint-Didier-au-Mont-d'Or, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de désordres structurels. Le tribunal a fait droit à cette demande et a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La Métropole de Lyon, représentée par son président en exercice, a saisi le tribunal administratif d’une requête enregistrée le 15 janvier 2026 sous le n° 2600498.

La Métropole de Lyon doit être regardée comme demandant, en application des dispositions de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, que soit désigné un expert en vue, d’une part, d’examiner un bâtiment situé 80 rue Victor Hugo à Saint-Didier-au-Mont-d’Or (69370), parcelle cadastrale AD 96, propriété de M. B... C..., décédé, dont la succession est gérée par Me Olivier Roubaud qui présente un danger pour la sécurité publique et celle des tiers du fait des désordres l’affectant (panne intermédiaire ruinée en about sans encrage en empochement et affaissement d’un plancher en R+1) d’autre part, d’examiner les constructions contigües si besoin, en outre, de préciser dans son rapport s’il existe un danger imminent, et enfin, de proposer les mesures provisoires nécessaires pour garantir la sécurité publique, mettre fin à l’imminence du danger s’il la constate, et préserver le cas échéant les constructions voisines.

Vu la requête et les pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l'habitation, tel qu’il a été modifié par l’ordonnance n° 2020-1144 du 16 septembre 2020 et par le décret n° 2020-1711 du 24 décembre 2020, dans ses dispositions applicables au 1er janvier 2021 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation : « La police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations est exercée dans les conditions fixées par le présent chapitre et précisées par décret en Conseil d'Etat. ». Aux termes de l’article L. 511-2 de ce code : « La police mentionnée à l’article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ; (…) ». Aux termes de l’article L. 511-9 du même code : « Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ». Aux termes de l’article R. 511-2 de ce code : « Lorsque l'autorité compétente demande à la juridiction administrative la désignation d'un expert en vertu de l'article L. 511-9, il est fait application des dispositions du chapitre Ier du titre III du livre V du code de justice administrative et de l'article R. 556-1 du même code. »

2. L'expertise demandée par la Métropole de Lyon entre dans le champ d'application des dispositions citées ci-dessus. Il y a lieu de faire droit à cette demande, tous droits et moyens des parties demeurant expressément réservés, et de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 1er ci­après de la présente ordonnance.




DECIDE :


Article 1er : M. A... D..., domicilié 22 rue de la Charité à Lyon (69002), est désigné comme expert avec pour mission, après avoir pris contact avec la Métropole de Lyon et, dans la mesure du possible, avec les propriétaires, dans les meilleurs délais suivant sa désignation :

- d’examiner le bâtiment situé 80 rue Victor Hugo à Saint-Didier-au-Mont-d’Or (69370), parcelle cadastrale AD 96,
- de dresser constat de l’état dudit ouvrage y compris, le cas échéant, de celui des bâtiments mitoyens,
- de se prononcer sur l’existence d’un danger imminent,
- et de proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger et garantir la sécurité ainsi que les délais dans lesquels elles devront être mises en œuvre.

Article 2 : Après avoir prêté serment, l’expert accomplira la mission définie à l’article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l’autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : L’expert procèdera à ses opérations sur les lieux le 20 janvier 2026 à partir de 14h et déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d’échanges dans les meilleurs délais et au plus tard le 4 février 2026. Il en notifiera immédiatement un exemplaire à la Métropole de Lyon et au propriétaire dans les conditions prévues à l’article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer sous forme électronique.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la Métropole de Lyon, à Me Olivier Roubaud et à l’expert.


Fait à Lyon le 15 janvier 2026.



La présidente du tribunal,
Juge des référés,



C. MARILLER


La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme,
Une greffière,



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