Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal juge la demande manifestement irrecevable, car il n'a pas le pouvoir d'adresser une telle injonction à l'administration. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 911-1 du code de justice administrative, qui définissent les cas d'irrecevabilité et les pouvoirs d'injonction de la juridiction.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 janvier 2026, Mme A... B... demande au tribunal de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (...) ».
En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, du code de justice administrative, il n’appartient pas au tribunal administratif d’adresser des injonctions à l’administration ou à une personne privée chargée d’une mission de service public. La requête de Mme B... tendant à ce que le tribunal lui délivre un titre de séjour, à titre subsidiaire réexamine sa demande de titre de séjour, n’entre pas notamment dans les prévisions de l’article L. 911-1 du code de justice administrative. Dès lors, elle est irrecevable et doit, par suite, être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Lyon, le 26 février 2026.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne à le préfet de Côte d’Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,