Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée contre un arrêté municipal infligeant une amende pour dépôt irrégulier de déchets. Il juge la demande irrecevable, car elle ne relève pas des cas de réexamen prévus par le code de justice administrative, notamment l'article L. 911-1. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2026, Mme A... B... demande au tribunal de réexaminer l’arrêté du 27 janvier 2026 par lequel le maire de la commune de Montbrison lui a infligé une amende administrative d’un montant de 350 euros en raison d’un dépôt irrégulier de déchets le 8 janvier 2026 sur le territoire de la commune.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (...) ».
En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, du code de justice administrative, il n’appartient pas au tribunal administratif d’adresser des injonctions à l’administration ou à une personne privée chargée d’une mission de service public. La requête de Mme B... tendant à ce que le tribunal réexamine l’arrêté du 27 janvier 2026 par lequel le maire de la commune de Montbrison lui a infligé une amende administrative d’un montant de 350 euros en raison d’un dépôt irrégulier de déchets le 8 janvier 2026 sur le territoire de la commune, n’entre pas notamment dans les prévisions de l’article L. 911-1 du code de justice administrative. Dès lors, elle est irrecevable et doit, par suite, être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Lyon, le 26 février 2026.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,