Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... qui demandait l'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Cette décision est prise car l'administration a satisfait à la demande après l'introduction du recours, privant celui-ci de son objet. La juridiction s'est fondée sur les articles L. 521-3 et R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 février 2026, M. A... B... demande au juge des référés d’enjoindre à la préfète du Rhône, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2026, le préfet de l’Ain conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) ».
Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de l’Ain a délivré à M. B... une attestation de prolongation d'instruction, le 3 février 2026, valable jusqu’au 2 mai 2026. Par suite, les conclusions présentées par le requérant, tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de l’Ain de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé, ont perdu leur objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. B... au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de l’Ain.
Fait à Lyon le 17 février 2026.
Le juge des référés
J.-P. Chenevey
La République mande et ordonne au préfet de l’Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier