Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une demande d'exécution d'une précédente ordonnance. Le sujet principal est l'exécution d'une injonction faite à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour d'un étranger. La juridiction retient cette solution car la préfète a, postérieurement à la demande, pris une décision conforme en délivrant une carte de résident, exécutant ainsi intégralement l'ordonnance initiale. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 5 février 2026, la présidente du tribunal, à la suite de la demande enregistrée le 3 février 2026 présentée par M. A... B..., représenté par Me Prudhon, a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle, en vue de l’exécution de l’ordonnance n° 2513962 du 27 novembre 2025.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2026, la préfète du Rhône conclut au rejet de la demande d’exécution.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
l’ordonnance n° 2513962 du 27 novembre 2025 du juge des référés.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) ».
Par l’ordonnance visée ci-dessus du 27 novembre 2025, devenue définitive, le juge des référés du tribunal, après avoir suspendu le refus implicite de titre de séjour opposé à M. B..., a notamment enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance.
Postérieurement à l’introduction de la demande d’exécution, la préfète du Rhône a pris une nouvelle décision sur la situation de M. B..., en décidant de lui délivrer une carte de résident, valable du 6 février 2026 au 5 février 2036. Par suite, la préfète ayant entièrement exécuté l’ordonnance du 27 novembre 2025, il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’exécution.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’exécution de l’ordonnance
n° 2513962 du 27 novembre 2025 présentée par M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon le 17 février 2026.
Le juge des référés
J.-P. Chenevey
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier