LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2316449

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2316449

mardi 28 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2316449
TypeDécision
PublicationC
Formation6e Section - 1re Chambre - OQTF 6 sem.
Avocat requérantCOULIBALY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 juillet et 14 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Coulibaly, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler les arrêtés du 10 juillet 2023 par lesquels le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 12 mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de mettre fin à son signalement dans le Système d'information Schengen.

Il soutient que :

- les arrêtés litigieux sont entachés d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation du requérant dans la mesure où le préfet n'a pas pris en considération sa présence en France depuis 5 ans et les attaches solides qu'il y a tissées ;

- les arrêtés sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée ;

- la décision fixant le pays de renvoi est entachée de méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'erreur manifeste d'appréciation

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, le préfet de police, représenté par le cabinet SELARL Centaure avocats, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Weidenfeld,

-les observations de Me Coulibaly, représentant de M. B, qui déclare abandonner les moyens mentionnés dans la requête initiale.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant sénégalais né le 18 avril 1993 à Kolda au Sénégal et entré en France le 10 décembre 2017, a présenté, le 5 mars 2020, une demande d'asile qui a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 14 septembre 2020, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile le 8 février 2021. Par deux arrêtés du 10 juillet 2023, le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français, en lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 12 mois. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces arrêtés.

2. En premier lieu, les arrêtés attaqués, qui mentionnent les considérations de fait et de droit sur lesquels ils se fondent, sont suffisamment motivés, en toutes leurs décisions. Si le requérant fait valoir que ni sa présence en France depuis cinq ans ni ses attaches sur le territoire français ne sont mentionnées, cette circonstance n'est pas de nature à établir un défaut d'examen de sa situation particulière, dès lors que le requérant n'apporte, en tout état de cause, aucune pièce de nature à justifier la durée de présence et l'intégration qu'il invoque. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation personnelle doivent être écartés.

3. En deuxième lieu, la seule production d'une attestation du chef de service du Centre d'hébergement d'urgence L'Auberge sociale Raguinot selon laquelle le requérant y est accueilli depuis le 8 août 2020 n'est pas de nature à établir que les décisions litigieuses seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation, ou d'erreur d'appréciation, ou de méconnaissance du droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale.

4. Enfin, le requérant n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il a été contraint de quitter le Sénégal en raison de risques encourus pour son intégrité physique et qu'en cas de retour dans son pays d'origine, sa vie ou sa sécurité seraient menacées. Dans ces conditions, les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet de police du 10 juillet 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

D É C I D E:

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2023.

La présidente,

K. Weidenfeld Le greffier,

A. LemieuxLe Président,

J-C. DUCHON-DORISLe greffier,

R. DRAILe greffier,

R. DRAILe Président,

J-C. DUCHON-DORISLe greffier,

R. DRAILe Président,

J-C. DUCHON-DORISLe greffier,

R. DRAILe Président,

J-C. DUCHON-DORISLe greffier,

R. DRAI

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2316449/6-1

Décisions similaires

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416375

17/10/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416499

17/10/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421819

17/10/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418638

17/10/2024

← Retour aux décisions